lundi 26 avril 2010

Liz Earle

L'avantage d'habiter à Londres, c'est que, contrairement à si vous habitiez au fin fond de la Sarthe, vous recevez très souvent des amis pour un week-end ou plus au point de devoir tenir un agenda. D'où ma présence en pointillés ces derniers temps. Mais aujourd'hui j'ai décidé de me rattraper (ça, ça veut dire que ce billet va être particulièrement long, je préfère vous prévenir!): je vais vous parler de mon dernier coup de coeur en date, la marque Liz Earle.

J'ai beau être une beauty-addict, je dois vous avouer quelque chose: avant de vivre à Londres, je n'avais jamais entendu ce nom de ma vie. Mais après être passée devant leurs produits dans un grand magasin, puis en avoir entendu les louanges de la part de mon manager (je précise que je suis en stage chez une marque de soins "premium", alors cet avis vaut son pesant de cacahuètes, croyez-moi!), ma curiosité a été aiguisée. Car comme vous le savez maintenant, il me suffit d'entendre ou de voir un nom de marque qui m'est inconnu pour être excitée comme une puce!

C'est pour cette raison que j'ai envoyé un e-mail directement à la marque. Histoire d'en savoir un peu plus que ce qu'il y a sur leur page "About Us". Quelle ne fut ma surprise lorsque j'ai rapidement reçu une réponse de Patricia, des relations presse, qui répondait très aimablement à mes questions et... me proposait de m'envoyer des produits! Mais je vous parlerai des produits eux-mêmes un peu plus tard.

La marque









Derrière Liz Earle, il y a une vraie personne: Liz Earle (bravo à ceux qui avaient deviné!). Elle a créé la marque avec son amie Kim Buckland. Après avoir fait leurs armes dans le monde de la cosmétiques, elles se décident à voler de leurs propres ailes dès 1995. Côté pile, Kim assure en business. Côté face, Liz est un puits de science sur tout ce qui touche à la botanique.

Une des originalités de la marque est de n'être ni basée à Londres, ni dans une quelconque autre métropole britannique mais sur une île: l'île de Wight située au sud de l'Angleterre. Dommage pour moi, je ne pourrai pas postuler chez eux :-( Mais blague à part, l'ambiance et les couleurs de l'île sont présentes dans la philosophie de la marque et les teintes des packagings notamment.

Autre chose de particulier chez Liz Earle: la simplicité de la gamme. Côté nettoyant et tonique, Liz Earle s'est attachée à crééer des produits qui peuvent convenir à tous: du coup, inutile de tergivercer, il y a un produit de chaque, simplement décliné en plusieurs formats selon les préférences d'usage de chacun. Le coeur de la gamme Liz Earle est constituée par ces 2 produits et par un hydratant, existant en 3 versions selon les goûts en matières de texture et/ou les types de peaux. Et basta.

Enfin et surtout, Liz Earle utilise un maximum d'ingrédients naturels, et autant de bio que possible. Chez cette marque comme chez la plupart de ses compatriotes, pas de labels Ecocert, Cosmébio ou autre (c'est surtout une obsession franco-germanique cet étiquetage... derrière lequel on ne sait pas toujours quelles conditions se cachent, soit dit entre nous). Liz Earle vous demande juste de lui faire confiance quand elle vous dit qu'elle utilise le meilleur de la nature, un peu comme Ren en fait.

La boutique londonienne


Patricia m'a gentiment proposé de me faire faire le tour de leur flagship londonien, une superbe et spacieuse boutique située près de Sloane square dans le quartier de Chelsea.

J'avoue ne pas être une fan des teintes naturelles, mais là j'ai adoré. L'atmosphère qui se dégage de toute cette boutique - meubles, sols, couleurs, formes, affichage et ambiance - respire la tranquillité et la simplicité, en cohésion totale avec la philosophie de la marque. L'espace et le calme qui caractérisent le lieu en font un véritable oasis parmi la flopée de boutiques cheap à très haut de gamme de Sloane square et King's road.



J'ai été marquée par deux choses surtout.

Tout d'abord, l'importance donnée à l'expérience et à l'expression du client dans la boutique. Celle-ci propose une grande quantité de testeurs et mêmes des matières premières à voir, toucher et sentir pour le parfum, et des écrans vous proposant d'effectuer un diagnostic de peau et de vous recommander les bons produits en fonction du résultat (parfait pour ceux qui n'aiment pas avoir recours à des vendeurs). Mais ce qui est vraiment innovant, c'est un espace à part, totalement réservé aux clients (on peut le voir à gauche sur la photo): sièges pour s'installer, testeurs pour essayer, lavabos pour se laver les mains, miroirs, et même un espace d'affichage pour accrocher des notes sur ce qu'on pense des produits ou ce qu'on a à dire à la marque.

Mais ce qui m'a le plus scotchée, ce sont leurs cabines de soin. Situées au sous-sol de la boutique, elles sont un vrai havre de paix. Chacune des 6 porte le nom d'une des baies préférées de Liz sur l'île de Wight. Quand j'ai franchi la porte de l'une d'entre elles, j'ai été frappée par sa très belle surface: car combien de marques, même haut de gamme, vous proposent des cabines exigües où esthéticienne et cliente ont du mal à se tenir ensemble?! J'aime beaucoup, aussi, la photo panoramique de la baie dont la cabine porte le nom: du coup, chaque cabine est vraiment différente. Enfin, j'ai eu une soudaine envie de sieste quand j'ai tâté leur banc de massage: épais, douillet, ergonomique... je me demande comment on fait pour se relever après une heure de soin passée sur cette divine chose! (Mais j'ai quand même envie de vérifier ;-)

Les produits


Patricia m'a envoyé, en plus de très belles brochures, 4 produits: la nouveauté, le parfum Botanical Essence N°1; le Cleanse & Polish Hot Cloth Cleanser (un flacon et 2 mousselines, le tout dans une trousse aux couleurs de la marque); le Instant Boost Skin Tonic; et enfin le Skin Repair Moisturiser dans sa version peaux normales à mixtes.







Je vais commencer par ce que j'ai le moins aimé, comme ça, ce sera fait: le parfum Botanical Essence N°1. Il s'agit, me semble-t-il, d'un chypré frais. Et là, ben forcément, ça ne me va pas. Je n'aime pas ce qui est frais, et je hais ce qui est chypré. Comme je n'avais pas regardé la pyramide de ce parfum avant de le sentir, j'ai évidemment d'abord détecté la fraîcheur des notes de tête (agrumes et cardamome). Je me suis dit "Bon, c'est ce à quoi je m'attendais pour un parfum d'une marque naturelle".

Comme je ne détestais pas, j'ai décidé de le porter une journée entière en lieu de mon parfum habituel. Et assez vite est arrivée la suite: le coeur (rose, lavande, géranium, coriandre et noix de muscade) qui ne m'écoeurait pas encore, puis le fond clairement chypré (cèdre, vétiver, fève tonka, patchouli) qui m'a dissuadé de le porter ne serait-ce qu'une journée de plus.

Je ne vais pas développer davantage, mais je vais plutôt vous résumer ma pensée en deux points, un positif et un négatif. Le positif est qu'il s'agit d'un parfum naturel (pas évident à formuler) et de qualité, formulé par un vrai parfumeur (français, cocorico!) avec des essences de qualité. Le négatif est qu'un chypré frais (même s'il est joli, comme c'est le cas de Botanical Essence N°1), outre le fait de ne pas me plaire, ne me semble pas un début idéal pour une marque qui a une image assez jeune: en effet, cette famille, en-dehors de quelques simili-chyprés qui ont un peu relancé la mode récemment, est tout de suite connotée vieillotte. Si j'avais fait partie de l'équipe Marketing de l'amie Liz, je n'aurais par conséquent pas commencé par cette famille, mais par un hespéridé ou un floral vert, tout en légèreté...







Passons aux choses sérieuses à présent avec le Cleanse & Polish Hot Cloth Cleanser. Ce produit a reçu de nombreux awards de la presse et est le best-seller de la marque. Il s'agit d'un nettoyant-démaquillant à la texture crémeuse voire légèrement grasse, qu'on utilise de façon un peu particulière. Il faut d'abord appliquer 1 à 2 pressions de produits sur le visage sec. Ensuite, retirer le produit avec une mousseline trempée dans de l'eau chaude puis essorée. Enfin, rincer à l'eau froide puis sécher délicatement.

Ce que j'aime dans ce produit c'est avant tout son efficacité. Que ce soit pour me réveiller le matin ou pour retirer mon maquillage le soir, il fait son boulot parfaitement, rien à redire. Le fait de masser le produit, puis de le retirer avec la mousseline, puis de rincer à l'eau froide, fait qu'on ressort de ce rituel avec la peau totalement propre, pure, fraîche: après chaque utilisation, j'ai vraiment l'impression que ma peau respire par tous ses pores, c'est extrêmement agréable. J'aime aussi beaucoup la texture réconfortante du produit et qui permet de bien masser le visage.

En revanche, 3 petits bémols. Primo, la note fournie avec le produit fait état de 6 étapes, qui m'a fait hyper peur: quand on voit ça, on a l'impression que le processus va durer un quart d'heure, donc no way! Mais en fait, il n'y a que 3 rapides étapes et les autres numéros intermédiaires sont plutôt des conseils pour bien nettoyer votre peau. Alors la team de Liz Earle, moi je vous conseille de revoir cette note car elle peut dissuader certaines personnes, mêmes les beauty-addicts les plus aguerries! Deuxio, je trouve embêtant que le flacon-pompe (très hygiénique au demeurant) soit totalement opaque: autant avec la version tube, bien qu'opaque elle aussi, on a sans doute une idée approximative de la quantité restante, autant avec ce flacon il est très difficile de savoir où on en est... surtout quand on ne connaît pas bien le produit. Tertio, j'ai regretté de ne pouvoir emporter ce produit lors de mes dernières vacances: comme je changeais de lieu chaque jour, je n'avais aucune envie d'enfermer dans ma trousse de toilette, chaque matin avant de quitter l'hôtel, une mousseline encore humide... beurk! Reste à trouver une solution alternative innovante, un peu à la façon de ghd avec sa housse thermo-résistante dans laquelle on peut ranger et transporter son lisseur tout de suite après l'avoir éteint... bon courage!







Passons à mon produit préféré, le Instant Boost Skin Tonic. C'est simple, c'est le meilleur tonique que j'ai testé jusqu'à présent! En plus de remplir parfaitement sa fonction qui est de parfaire le nettoyage (bien qu'une fois le Cleanser Liz Earle passé par là, il n'y ait plus grand-chose à nettoyer) et de préparer la peau à recevoir les soins, ce produit a une odeur absolument divine, rafraîchit, ne dessèche absolument pas, et est tellement doux que je l'utilise sans problème sur le contour des yeux (la conseillère de la marque m'a même parlé d'utilisation sur les bébés!). Pour conclure, il rend ma peau ultra douce, avec un grain resserré, velouté. 100% satisfaite!

Enfin, voici venu le moment de vous parler du Skin Repair Moisturiser que j'ai donc eu en version peau normale à mixte. Son odeur est très botanique et cela m'a gênée au départ: mais elle reste légère et s'évapore rapidement, donc aucun souci. L'application est très agréable grâce à cette texture un peu "doudou" qui permet un rapide massage, procure une sensation instantanée de confort et offre une très bonne base de maquillage assez glissante pour appliquer le fond de teint, sans être poisseuse.







Mais le revers de la médaille est que, si je ne me maquillais pas après avoir appliqué cette crème, ma peau luisait au niveau de la zone T. Je pense donc que cette version est à réserver aux peaux normales, les peaux mixtes comme la mienne devant se tourner vers une texture plus légère. Mis à part cette légère réserve, j'ai trouvé la crème bien hydratante, et ce tout au long de la journée: le soir ma peau était encore bien souple et ne tirait pas.

Mon avis de "junior marketer"


Je trouve que la marque Liz Earle se positionne sur un créneau intéressant alliant naturalité et technicité, tout en y apportant une touche de simplicité bienvenue dans un marché où les marques elles-mêmes ne s'y retrouvent plus dans leurs propres gammes tellement elles sont longues et complexes. Du coup, elle attire à la fois l'attention des beauty-addicts fatiguées par la sur-segmentation et les noms compliqués des produits, et d'autres personnes peut-être plus novices en matière de skincare qui vont trouver cette approche rassurante et compréhensible.

Je suis fan aussi du discours de la marque, qui place le consommateur et l'honnêteté envers lui au coeur de ses préoccupations. Tout (site web, merchandising...) est fait pour qu'il s'exprime, puisse changer d'avis (si vous n'aimez pas un produit, vous le renvoyez mais ne payez pas de frais postaux!) et surtout soit satisfait. En parlant d'honnêteté, j'ai par exemple été sciée quand nous avons passé en revue le rayon masculin et que la conseillère m'a informée que le nettoyant est exactement le même que celui "pour femmes" mais avec une couleur de packaging plus masculine pour plaire à la cible... le tout sans que Patricia, des relations presse, ne fasse de crise cardiaque! En voilà de la sincérité dont d'autres marques feraient bien de s'inspirer...

Mon seul regret d'ordre marketing sur Liz Earle, est la sous-utilisation de l'île de Wight. J'ignore tout de ce lieu, mais je pense qu'on pourrait raconter de belles histoires autour, en utilisant des ingrédients issus de plantes trouvées sur l'île par exemple? La couleur des packagings masculins s'inspirant de celle du sable de l'île (encore faut-il le savoir!) et les photos dans les cabines de soins sont un bon début, mais peut mieux faire. Car après tout, c'est une des "aspérités" de la marque, et je trouve dommage de ne pas aller plus loin en ce sens.

Pour finir, je ne peux que vous conseiller de vous procurer des produits Liz Earle, ne serait-ce qu'un kit de formats "voyage" pour essayer. Cette marque associant naturalité, qualité et simplicité mérite le succès qu'elle rencontre au Royaume-Uni et j'espère qu'elle traversera bien vite la Manche histoire de faire ses galons chez nous aussi.



Pratique
Au Royaume-Uni, les produits Liz Earle sont vendus en ligne, dans leurs 2 boutiques en propre (Londres et île de Wight) ainsi que dans de nombreux John Lewis notamment.
Bonne nouvelle, le site officiel de la marque livre en France alors vous n'avez même pas besoin d'attendre votre prochaine escapade londonienne pour vous faire plaisir.
Prix: à titre indicatif, les 3 étapes de leur programme "cleanse, tone & moisturise" sont à 11,50£ pour un flacon de Cleanser (100 ml) ou de Tonic (200 ml) et à 17,25£ pour un pot de Moisturiser. Il existe des formats "voyage" pour à peu près tous les produits de la gamme, aux alentours de 5£. Côté soins, les tarifs vont de 38£ pour un massage du dos à 85£ pour le Signature Facial.

Les avis conso sur Beauté-Test

lundi 12 avril 2010

Floris

Cela fait plus de deux mois que je ne vous ai pas parlé de parfums alors, après quelques jours de vacances (d’où mon absence la semaine dernière), j’ai décidé d’y remédier : aujourd’hui je vais vous présenter la marque Floris.

Souvent en France et en tant que Français, nous pensons qu’en matière de parfumerie nous avons tout inventé, que nous sommes les pionniers dans ce domaine. Eh bien laissez-moi vous dire que pas du tout ! Les connaisseurs savent bien sûr que l’origine du parfum remonte aux civilisations égyptiennes et moyen-orientales, où il était étroitement lié à la religion. Mais ce que l’on sait moins, c’est que ce n’est pas en France que l’on trouve les plus anciennes Maisons de parfumerie, mais plutôt en Angleterre avec Penhaligon’s et Floris.









L’histoire de cette marque commence en 1730, quand Juan Famenias Floris, natif de l’île de Minorque en Espagne, monte à Londres et ouvre une boutique sur la célèbre Jermyn street, LA rue des gentlemen d’alors, dans le très chic quartier de Saint James. Au début, il y offre ses services de barbier et fabrique également des peignes. Ayant beaucoup appris à Montpellier, qui rivalisait alors avec Grasse en tant que capitale de la parfumerie, il fait venir des matières premières de toute l’Europe et s’en sert pour créer des parfums sur-mesure pour ses clients.


En 1820, Floris reçoit le droit d’apposer les armoiries royales en tant que fournisseur de peignes pour la Cour royale, ce qui accroît considérablement la notoriété de la boutique. Nombre de personnalités s’y fournissaient, comme Mary Shelley, l’auteur du roman Frankenstein. Plus tard, c’est le personnage James Bond de Ian Fleming, qui déclare porter le parfum No. 89 de Floris. Toute une légende !

A l'heure actuelle, la société est toujours gérée par la même famille, et ses produits sont vendus dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique latine ainsi qu’aux Etats-Unis.

Quant à moi j’ai découvert cette marque quand j’ai commencé à travailler dans un de leurs points de vente en tant qu’animatrice pour une marque concurrente. Elle rencontrait beaucoup de succès auprès des hommes, clientèle principale du magasin, qui demandaient un flacon de No. 89, de JF ou d’Elite comme d’habitude. Si les femmes étaient moins friandes de la marque, Edwardian Bouquet était quand même pas mal demandé. Je trouvais que les ventes de la marque étaient assez importantes au vu de sa discrétion: absence de publicité et de publications presse, nouveautés assez rares, packagings tout sauf tendance… bref, le tape à l’œil n’est pas la spécialité maison.

Pour ma part je ne suis vraiment pas fan de cette marque, mais je la trouve intéressante et de qualité. Et je comprends qu’elle séduise une clientèle qui recherche des produits raffinés et traditionnels. Floris n’est pas du tout le genre de marque à suivre les tendances : elle mise avant tout sur une base solide de grands classiques, des fragrances intemporelles dont certaines datent du 18ème siècle.

Floris étant à l’origine une marque de barbier, vous aurez deviné que son point fort est la parfumerie masculine. Un de leurs best-sellers est No. 89 (celui de James Bond si vous avez suivi !), créé en 1951 et qui tire son nom du numéro de la boutique sur Jermyn street : on a à faire à une pyramide de type fougères, avec ses notes Cologne en tête (bergamote, orange, petit grain…), un cœur floral très anglais, et des notes de fond un plus sensuelles comme le musc et le santal. Les autres succès masculins de la marque comprennent : Elite, un boisé ; JF (initiales du fondateur), un hespéridé ; Limes, un autre hespéridé très frais créé par Monsieur Floris au 18ème siècle lors d’un été particulièrement chaud.



Du côté des féminins, c’est un parfum assez vieillot qui rencontre pas mal de succès : Edwardian Bouquet, créé en 1901, est un chypré floral que je trouve extrêmement élégant mais terriblement daté (logique, me direz-vous) – je le trouve parfait sur une femme âgée, très tradi et fortunée. D’autres parfums prisés pour les femmes sont White Rose, un classique datant de 1800 que je trouve très réussi ; China Rose, créé 200 ans plus tard, un floriental chic et sensuel ; Bouquet de la Reine, un fruité-floral de 1840 ; le très joli Stephanotis (cette fleur signifierait « bonne chance » dans un bouquet de mariée) qui date de… 1786 !

La bonne idée de la marque a été de lancer pas mal de produits dérivés autour de plusieurs de ces parfums. Ainsi, Messieurs pourront assortir leur savon de rasage, leur aftershave et leur savon de toilette alors que mesdames apprécieront les gestes de toilettes très anglais comme l’huile pour bain ou le talc assortis à leur parfum.

Récemment, Floris a lancé une belle gamme de bougies et parfums d’ambiance de bonne qualité pour la maison. Les packagings sont beaux, avec des lignes épurées et modernes. Quant aux senteurs, elles restent assez classiques : Cinnamon & Tangerine, Hyacinth & Bluebell, Tuberose & Vanilla (sublime !), etc. Je trouve que c’est une idée de cadeau parfaite, surtout qu’avec ces senteurs aux accents de valeurs sûres, on ne prend pas beaucoup de risques.



Selon moi, Floris représente, avec Penhaligon’s, la quintessence de la parfumerie anglaise : tradition, élégance, qualité sont les maîtres-mots chez ces deux vénérables Maisons. Je trouve Floris beaucoup plus classique que Penhaligon’s qui, elle, se permet quelques excentricités qui lui donnent du relief. Floris présente moins d’aspérités : elle propose certes de très belles créations au charme suranné, mais me semble un peu se reposer sur ses lauriers (la gestion très familiale en serait-elle à l’origine ?), ne pas vouloir prendre de risque. Du coup, je trouve son positionnement un peu tristounet et me demande si compter uniquement sur ses classiques ne va pas lui poser problème à plus long terme.

Il s’agit ceci dit d’une marque que je recommande à quiconque recherche des fragrances intemporelles, de qualité et pas trop fortes. Alors la prochaine fois que vous serez à Londres, pensez à ramener un flacon de No. 89 au papa surtout s’il est fan de James Bond ; et n’oubliez pas la grand-mère qui adorera Edwardian Bouquet (avec son talc assorti de préférence !): le nom du parfum et le sceau royal la feront sans doute voyager.
Et si le cœur (et le portefeuille !) vous en dit, sachez que Floris propose un service de création de parfum sur-mesure à 2500£ - ce qui n’est pas excessif… par rapport à d’autres Maisons.


Pratique
En France, vous trouverez les parfums Floris chez Old England – Christelle vous les présentera avec professionnalisme et passion ! Malheureusement je ne me souviens plus des prix, mais ils se situaient un peu en-dessous de ceux de Penhaligon’s me semble-t-il.
Au Royaume-Uni, nombreux points de vente dont la boutique originelle du 89 Jermyn street, Harrods, Fortnum & Mason et plusieurs John Lewis. Les prix vont de 10£ pour la crème pour les mains Rosa Centifolia à 95£ pour le set de rasage pour homme.

lundi 29 mars 2010

Pure Massage

C’est d’un endroit un peu particulier que j’aimerais vous parler aujourd’hui. Ce n’est ni un grand magasin, ni une parfumerie, ni un institut de beauté. Il s’agit d’un lieu à part, entièrement dédié au massage et à rien d’autre : Pure Massage.

Matin et soir, je passais devant cet établissement tout de blanc vêtu situé à exactement une minute à pieds de chez moi. Sans oser en franchir la porte. Mais quand j’ai eu plus mal au dos que d’habitude, j’ai eu très envie d’un massage professionnel et j’ai tout de suite pensé à ce lieu qui me semblait dédié à cela.








Comme je ne jette pas mes pounds par les fenêtres, j’ai tenu à me renseigner sur cette boutique appelée Pure Massage : descriptif et prix des prestations, revue de presse, avis sur le web… Tout indiquait qu’il s’agit d’une véritable perle à deux pas de chez moi ! La fondatrice de cette entreprise est masseuse depuis de longues années et a écrit des livres ; les avis glanés ça et là sur le web étaient dithyrambiques (il paraît que les sessions de massage faciaux sont une merveille et font visiblement rajeunir les traits de votre visage). J’ai donc réservé un massage du dos de 30 mn directement à partir de leur site.


Pure Massage a deux établissements : leur « flagship » à Fulham (dans mon quartier, donc), et un autre au sein du grand magasin Fenwick sur Bond street (dans le quartier où je travaille… je suis cernée !).

Celui de Fulham a un design parfait : ici c’est le blanc pur qui domine, avec ça et là quelques touches de bois. L’accueil est poli et affable juste ce qu’il faut – je suis mal à l’aise face aux effusions de pseudo sympathie à l’américaine, et affligée de l’attitude blasée et mal aimable à la française.

Etant arrivée en avance, j’en ai profité pour jeter un œil à leur offre de produits – on est une beauty-addict ou on ne l’est pas ! Pure Massage propose très peu de marques et mise sur une sélection pointue. On y trouve les produits de soins Nimue  (marque sud-africaine, ce qui doit plaire à la communauté très présente dans le quartier je suppose), les produits pour le corps et le bain Abahna (marque britannique naturelle et design, article à venir), une sélection de bougies et parfums d’ambiance Durance en Provence, guère plus.

Quand ma masseuse (Jessie, je crois) arrive, elle parcourt le questionnaire auquel j’ai répondu à mon arrivée et me pose quelques questions pour approfondir certains points. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle était perdue lorsque j’ai prononcé des termes médicaux pour décrire mes problèmes dorsaux, bon point. Elle m’emmène au sous-sol où se situent les cabines de massage. Pour avoir fréquenté pas mal d’instituts et spas, je peux vous dire que malgré le prestige de certains lieux et marques, j’ai souvent été hallucinée par l’étroitesse des cabines. Là c’est tout le contraire : c’est spacieux, épuré, avec un éclairage tamisé et des rangements astucieusement cachés.



Après m’avoir laissé le temps de me dévêtir et m’avoir demandé si je préférais les pressions douces ou fortes, Jessie commence son travail. Avant de s’attaquer à mon dos, elle a enveloppé mes pieds dans des serviettes chaudes et légèrement humides façon oshibori puis les a retirées doucement.

Puis c’était parti. Doucement d’abord, avec des mouvements longs et fluides du haut des fesses jusqu’à l’occiput. Je lui avais expliqué qu’après 6 mois de kinésithérapie mes lombaires allaient mieux mais que le haut de mon dos me faisait mal. Elle m’a donc massée un peu partout mais a concentré quasiment la moitié de son temps sur les endroits problématiques.

Ses mouvements étaient d’une précision impressionnante. Quand elle s’est attaquée aux cervicales, qui me posent vraiment problème, j’ai eu peur, j’avoue : en France, seuls les kinés (et autres professions paramédicales de ce type) ont le droit de manipuler de façon aussi profonde, les esthéticiennes devant officiellement se cantonner à des « modelages ». Mais j’ai eu confiance et, si quelques mouvements ont été vraiment puissants, j’ai bien senti qu’elle savait parfaitement ce qu’elle faisait et qu’aucune douleur ne subsistait après.

Ce qui m’a véritablement impressionnée, c’est quand, à deux ou trois reprises, je lui ai fait comprendre que les pressions étaient trop fortes: elle captait tout de suite le message et allégeait ses mouvements d’un iota. Ma comparaison est peut-être simplette, mais c’est un peu comme si vous demandiez à une coutière de raccourcir votre jupe moins que les 4 cm proposés et qu’elle corrigeait à 3,95 cm sans même sortir son mètre.

Les 30 minutes sont malheureusement trop vite passées. A la fin, Jessie m’a donné plusieurs conseils pour me soulager simplement au quotidien : comment me positionner pour dormir, comment m’étirer rapidement quand j’ai mal. Sous un angle plus commercial, elle m’a aussi suggéré d’acquérir une sorte de bouillotte à placer sur mes trapèzes en vente dans l’espace boutique et, naturellement, de m’offrir un massage du dos de temps en temps. Je n’ai en aucun cas ressenti de pression pour acheter la bouillotte ou une de leurs formules variées combinant plusieurs massages.

D’un point de vue marketing, je trouve que, pour une entreprise qui semble assez jeune et qui n’a que deux points de vente, il n’y a pas grand-chose à redire. Pure Massage a un nom explicite (ils proposent des massages et rien que des massages), une identité visuelle claire et cohérente avec son positionnement (simple, professionnel et urbain, loin des niaiseries asiatisantes trop répandues chez ce genre d'entreprises), des prix cohérents entre eux qui les placent en milieu de gamme, un site web limpide et efficace (la résa en ligne avec la possibilité de choisir même la masseuse qui s’occupera de vous, c’est malin !). Et avec peu de concurrents véritablement frontaux, je suis intimement persuadée (et espère !) que cette société va rencontrer le succès qu’elle mérite.









Vous l’avez compris, j’ai été ravie de ma première expérience chez Pure Massage d'où je suis ressortie détendue, avec un dos assoupli et bien moins raide. Chaque détail était parfait, la prestation était on ne peut plus professionnelle, le lieu vraiment apaisant. Du coup, je vous recommande chaudement Pure Massage. Et si vous n’avez rien à faire à Fulham (à moins que vous n’aimiez le foot ou ayez du temps à tuer avant de reprendre votre EasyBus pour Gatwick), essayez leur succursale au grand magasin Fenwick : un rapide massage assis ou une réflexologie plantaire, et c’est reparti pour des heures de visites et de shopping ! Pour ma part, je vais rester fidèle à celui de Fulham et peut-être même me faire offrir un package de plusieurs massages ;-)



Pratique

Pure Massage a 2 points de vente : le flagship de Fulham et une succursale au grand magasin Fenwick sur Bond street.

Les prix vont de 15£ pour un massage assis de 15 mn, à 125£ pour une prestation d’une heure avec Beata Aleksandrowicz, fondatrice de Pure Massage qui travaille uniquement chez Fenwick.

Leur boutique de produits de beauté et de bien-être ne livre malheureusement qu’au Royaume-Uni.

lundi 22 mars 2010

Molton Brown

Il y a ceux qui n'ont jamais entendu ce nom de leur vie. Et puis il y a ceux qui y sont totalement accros, partout dans le monde, y compris en France. Cette marque, encore peu connue hors de Paris, a une centaine de points de vente au Royaume-Uni et de nombreux autres dans divers pays. Et elle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, en témoignent les ouvertures de boutiques régulières! Pourquoi un tel engouement?




C'est en 1973 que la marque ouvre, sur la très jolie South Molton street (à deux pas de mon bureau ^^) un... salon de coiffure! Leur concept, à l'époque, était assez unique: exit les brushings artificiels à coups de grosse brosse ronde, place au "finger drying" plus naturel. Plus spontané aussi car la philosophie de ce salon était non pas d'essayer de copier les looks des magazines et de la télé, mais de créer des coiffures adaptées à chaque individu.
Cinq années plus tard, une spécialiste de la formulation cosmétique, Dale Daxon Bowers, rejoint la société et contribue à la création d'une toute nouvelle gamme de produits à base de plantes - c'est elle qui dirige la marque. Fait intéressant: Molton Brown est la 1ère marque de cosmétique britannique à avoir listé les ingrédients de ses produits sur ses flacons.
Dans les années 80, la marque commence à avoir une gamme de produits assez étendue, allant du maquillage au soin du visage, du corps et bien sûr des cheveux. Et elle attire l'attention de magasins haut de gamme, mais aussi de compagnies aériennes et d'hôtels, deux acteurs déterminants dans le succès de la marque.
Aujourd'hui Molton Brown est vendue dans plus de 70 pays partout dans le monde, des boutiques en propres aux grands magasins en passant par des spas.
Depuis 2005, elle appartient au groupe japonais Kao, qui possède également Kanebo et John Frieda.

 

Quant à moi j'ai tout d'abord entendu parler de cette marque sur le site d'avis conso Ciao.fr dont je fus un membre très actif pendant un certain temps - je vous laisse deviner sur quell catégorie de produits portaient 90% de mes écrits :)
Et quand en 2007 j'ai travaillé sur un point de vente où Molton Brown était commercialisée (et ai sympathisé avec une animatrice de la marque qui se reconnaîtra), cela a été pour moi l'occasion de faire connaissance avec cette griffe un peu à part dans l'univers de la beauté.

J'ai tout d'abord été étonnée de la demande assez importante dans ce point de vente. Beaucoup de femmes et d'hommes élégants venaient me réclamer des savons liquides pour les mains ou des gels douches vendus autour d'une vingtaine d'euros. En discutant avec ces clients, j'ai appris que Molton Brown s'est faite connaître auprès d'eux par l'intermédiaire des hôtels haut de gamme. La marque est en effet présente sous forme de ce qu'on appelle "amenities", autrement dit les petits produits "gratuits" posés sur le rebord des baignoires des hôtels en question.
Il était également intéressant de constater que la clientèle masculine, prépondérante dans ce grand magasin parisien, était très friande des produits Molton Brown, et notamment de leurs gels douche aux fragrances fraîches ou poivrées.




Et les fragrances des produits sont justement au coeur du positionnement unique de Molton Brown. Son slogan est "Made in England, inspired by the world" et les parfums concoctés par la marque en sont le reflet. Ici, point de senteurs classiques so British du genre rose ou lilas. Molton Brown met un point d'honneur à faire voyager sa clientèle avec des senteurs venues d'ailleurs, assorties d'un bénéfice spécifique. Ainsi, elle propose par exemple de se doucher au "re-charge black pepper", au "travel-reviving cempaka", au "relaxing yuan zhi" et à 12 autres fragrances exotiques et légères.

Une légèreté clé chez Molton Brown. C'est une marque où rien n'est de trop, où on évite la surcharge, le bling-bling. C'est un délicat équilibre entre un positionnement à la fois assez lisse - perçu comme plat par certains - et assez original. Que ce soit dans les fragrances, donc, à la fois travaillées mais non envahissantes, dans les packagings raffinés mais simples, et dans l'offre de produits elle-même qui se veut complète mais pas pour autant complexe.




Pour ma part j'ai testé deux produits de la marque: le gel douche - bain Inspiring Indigo et le lait pour les mains Naran Ji. Et je dois vous dire que, si ces produits sont de qualités, ils ne m'ont pas donné envie de mettre un tel prix. J'ai bien aimé la senteur du gel douche, douce et relaxante, mais, bien que la contenance soit de 300 ml, je ne me verrais absolument pas dépenser 20€ pour un flacon. Car je n'ai pas vraiment remarqué de différence par rapport à d'autres produits: ce gel douche n'a pas laissé ma peau plus douce ou moins sèche que ceux de supermarché. Quant au lait pour les mains, cela reste plus un produit d'entretien au quotidien qu'un véritable soin: car il n'est ni gras ni collant, mais n'a pas une véritable efficacité pour protéger ou réparer la peau.

J'aimerais bien tester leurs produits un peu plus pointus, comme leurs shampooings qui ont bonne réputation, certains articles de maquillage ou leur exfoliant corporel au fruit de la passion qui a l'air assez appétissant. Il paraît que leur savon pour hommes Ultrabar multi-fonctions (nettoyage, hydratation, rasage) à l'aloès et au karité est superbe. Leur gamme de bougie, récemment refaite, a bonne presse malgré des prix rédhibitoires (49£ en Angleterre - je préfère m'offrir une Dyptique et demi! ^^).



Pour moi, Molton Brown est surtout une marque parfaite pour des cadeaux élégants. Tout d'abord parce que ce positionnement assez lisse, ainsi que les fragrances légères, peuvent plaire au plus grand nombre: cela réduit les risques d'erreurs avec une personne que l'on connaît peu.

Deuxièmement, le nombre de fragrances disponibles, et l'existence de senteurs mixtes (thai vert, blu maquis, inspiring wild indigo) et masculines (black pepper, bracing silverbirch) donnent un grand choix. Enfin, la déclinaison de la plupart de ces senteurs en de nombreux produits permet des assortiments plutôt sympas: savon liquide + lait pour les mains feront une association raffinée sur le lavabo, gel douche + lait corporel pour le rebord de la baignoire, auxquels on peut ajouter la superbe bougie assortie selon ses moyens. A noter qu'au Royaume-Uni, tendance lifesyle oblige  - qui fera l'objet d'un prochain article so keeps your eyes peeled! - Molton Brown commercialise des articles de décoration pour la salle de bain (porte-savons par exemple) et de maroquinerie (trousses de toilette, sacs "week-end"...).




Mais en ce qui me concerne, je n'affectionne pas particulièrement Molton Brown pour deux principales raisons.
Primo, comme je vous l'ai laissé deviner au long de cet article, je la trouve trop fade, sans aspérités. Bref, l'incarnation cosmétique de certaines caractéristiques culturelles toutes britanniques comme la volonté d'éviter les conflits à tout prix ou de se laisser trop aller ("You've gone too far" est une insulte grave ici). D'un autre côté, je pense que c'est aussi cela qui fait la force de la marque: beaucoup de gens aiment ce côté à la fois élégant mais très simple, totalement dépourvu d'excentricité. Et il faut bien des marques pour satisfaire leurs goûts.
Par ailleurs, je trouve les prix trop élevés, surtout pour les produits que l'on rince comme les gels douche et les savons liquides pour les mains. Personnellement, si j'ai envie de claquer 20€ dans un gel douche, je préfère de loin m'offrir celui assorti à mon parfum du moment par exemple!
Ceci étant dit, je trouve leurs assortiments vraiment élégants, alors je ne dirais pas non à un joli coffret fruit de la passion ou davana blossom (leur ligne plus haut de gamme, une odeur un peu plus prononcée que les autres, à tomber!).

Et vous, que pensez-vous de cette marque? La rangez-vous dans la catégorie "élégance British" ou "snobisme rosbeef"?

 

Pratique

En France, les cinq points de vente existants se situent tous à Paris. Le maquillage et la maroquinerie ne sont pas référencés en France. Les prix vont d'environ 19€ pour un gel douche à une soixantaine pour les bougies.

Au Royaume-Uni, c'est une autre histoire. Molton Brown a une quarantaine de boutiques, et est présente dans une cinquantaine de grands magasins à travers le pays. Les prix vont de 11£ (gloss) à 395£ (sac week-end en cuir)

Les avis conso sur Beauté-Test

lundi 15 mars 2010

L'épilation des sourcils au fil

Cette semaine j'inaugure ma rubrique "Tendances" avec une méthode d'épilation certes venue d'Orient, mais que les Britanniques se sont appropriée avec brio: l'épilation au fil ou threading.

N'avez-vous jamais remarqué à quel point nombre de femmes orientales ont une jolie ligne de sourcils? Leur secret est l'épilation au fil, une technique millénaire pratiquée en Inde et au Moyen-Orient. Présence très forte d'Indiens (et Pakistanais, etc) au Royaume-Uni et notamment à Londres oblige, cette technique d'épilation est extrêmement répandue ici et a conquis les Anglaises.









Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, l'épilation au fil se fait à l'aide de deux fils de couture. Aucun produit cosmétique tel que la cire n'est employé, d'où un risque moins grand d'irritation de contact avec ce genre de substances. Le principe est - sur le papier - assez simple: l'esthéticienne torsade les fils entre eux, et attrape les poils à enlever dans une des boucles formées par les fils.

En tirant, le poil est fermement emprisonné entre les fils pour être retiré. Sur YouTube, de nombreuses vidéos proposent des tutoriaux plus ou moins bien faits mais, après avoir lu les récits de quelques filles ayant essayé sur elles-mêmes, ce n'est pas très fameux.


Le threading est surtout pratiqué sur le visage: sourcils en particulier, mais aussi duvet de la lèvre supérieure, menton, enfin bref toutes les parties pouvant être pourvues de poils pas trop épais. Car sur les jambes par exemple, cela peut se réveler très fastidieux en raison de la surface à épiler.

Pour moi, l'épilation au fil, c'est un peu le meilleur des deux mondes: l'efficacité de la cire et la précision de la pince à épiler. Efficacité car les poils sont arrachés avec leur bulbe, plusieurs à la fois. Précision car la méticulosité inhérente à cette méthode fait que le résultat est bien meilleur qu'avec la cire, et l'on obtient une très belle ligne, harmonieuse et naturelle. Autres avantages: les risques d'allergie sont minimisés comme je l'ai dit plus haut, et l'épilation est vraiment rapide - si votre ligne n'est pas catastrophique, c'est réglé en 5 minutes! Concernant la douleur, elle est largement supportable (je suis douillette!), surtout si vous avez l'habitude de la cire et/ou de la pince. En ce qui me concerne, c'est bien simple: je me fais épiler les sourcils au fil tous les 2 mois (et fais mes retouches perso à la pince) et je ne me verrais plus du tout utiliser d'autres méthodes!


En France, peu d'esthéticiennes proposent ce service, et on a bien souvent à faire à des salons "ethniques" où une hygiène irréprochable et un accueil professionnel ne sont pas vraiment des priorités. C'est naturellement à Paris qu'on a le plus de possibilités - j'ai personnellement testé Beauté Indienne (10e) et Derya (2e). Le premier est pionnier en la matière en France. Il propose un service abordable (7€ lors de ma dernière visite), mais le résultat peut être aléatoire d'une esthéticienne à une autre alors mieux vaut être claire sur le résultat que vous attendez - malgré ce petit bémol, il reste mon favori parisien. Derya quant à elle est tout à fait charmante, son institut est à l'avenant et la prestation léchée, d'où un prix plus élevé (12€) - mais attention à bien demander à être épilée par Derya et non son apprentie, car votre niveau de satisfaction peut aller de l'enchantement total à la désagréable impression de s'être faite arnaquer. Pour d'autres adresses je vous conseille de faire une recherche sur Google ou de feuilleter le topic dédié à ce sujet sur Beauté-Test, une mine d'information.

En Angleterre comme vous l'avez compris, il suffit de regarder autour de soi - à un rayon de 200 m autour de chez moi j'ai environ 5 instituts proposant ce genre de prestations. Vous avez bien évidemment les petits instituts "ethniques", que je n'ai pas testés ici - personnellement je vous conseille de n'y aller que si l'endroit vous a été recommandé par une connaissance. D'autre part, de nombreux instituts de beauté et salons de coiffure, indépendants comme en chaînes, font du threading:  Toni & Guy, Gina Conway... Le top étant pour moi Malika, une chaîne plutôt haut de gamme (15£) spécialisée dans l'épilation au fil: le lieu est impeccable, les esthéticiennes comprennent ce que vous dites (!), et la prestation est à la hauteur du prix avec un petit massage, l'application d'une lotion apaisante et tout le toutim.



A Londres, le threading est maintenant devenu la méthode d'épilation "par défaut" pour les sourcils. En France, le buzz commence à se faire sentir, alors où en êtes-vous? Plutôt frileuse, carrément tentée ou déjà addict?

 

lundi 8 mars 2010

Boots

Pour me faire pardonner de cette semaine d’absence, je reviens faire ma beauty-addict avec une pièce de résistance (à prononcer avec l’accent British) : le mastodonte de la distribution britannique Boots.




Où l’on comprend que les Anglais sont décidément très différents de nous


Avant de vous en dire plus sur Boots, il me faut vous préciser quelques différences majeures entre la distribution de produits de beauté en France et au Royaume-Uni.
En France, pour vos achats beauté, vous pouvez aller en grandes et moyennes surfaces – jusque là, les Anglais sont pareil et ont des rayons bien fournis que ce soit chez Sainsbury’s, Waitrose ou Tesco. Mais bon, déjà, les mal nommés « magasins populaires », dont la seule enseigne existante demeure Monoprix, ils ne connaissent pas.

Mais surtout, ce qui choque, c’est l’absence quasi-totale de parfumeries ! Ici, point de Sephora, de Marionnaud ou de Nocibé à tous les coins de rue. On trouve bien, ça et là, l’affreuse chaîne The Perfume Shop, de tout petits magasins qui font penser à nos vieilles parfumeries indépendantes car les articles - en l’occurrence, des parfums exclusivement - sont séparés de la clientèle par un comptoir.

Autrement, les types de circuits dominants sont les grands magasins et les « drugstores ». Comme je vous l’avais déjà expliqué dans mon article sur Liberty, les chaînes de grands magasins sont plus nombreuses au Royaume-Uni et forment un maillage serré sur l’ensemble du territoire.
Celui-ci est également bien servi en drugstores avec les deux leaders Boots et Superdrug (propriété du groupe AS Watson, qui possède aussi Marionnaud et… The Perfume Shop). Chez ces derniers, selon leur taille, on trouve un peu de tout : des médicaments, des cosmétiques (de Chanel à Burt’s Bees en passant par Soap & Glory ou Vichy), des bornes de développement photo, des sandwiches… Bref, un peu tout et n’importe quoi. Ah le choc quand j’ai vu Lancôme côtoyer des marques de grande distribution ! Mais les Anglais ayant un rapport moins complexé aux marques, s’ils peuvent avoir leur flacon d’Hypnôse en même temps qu’ils font développer leurs photos de vacances et s’achètent leur sandwich en polystyrène en bas du bureau, c’est toujours ça de gagné !




Un peu d’histoire


Boots a commencé avec une herboristerie fondée à Nottingham (où le siège est demeuré) par John Boot en 1849. Quand en 1877 son fils Jesse prend la relève, il va accélérer le développement de l’enseigne. Son ambition : proposer des produits bon marchés et de qualité, partout dans le pays. Ainsi, en 1914 le Royaume-Uni compte déjà 550 magasins. En 1935, la marque du distributeur N°7 est lancée. Depuis 2006, Boots fait partie du groupe Alliance Boots, basé en Suisse – pour résumer, 2 chiffres qui donnent le tournis : 110 000 employés, un chiffre d’affaires de 17 millions de livres en 2008-2009 !




Une offre pléthorique


Mais revenons au rayon beauté de Boots. Les marques que vous pourrez y trouver dépendent vraiment de la taille et bien sûr de la situation géographique du point de vente. Ainsi, dans le tout petit en face de chez moi, je trouve surtout des basiques : des capillaires (références principales des marques Aussie, John Frieda, Charles Worthington, Toni & Guy…), quelques soins du visage et du corps (Olay, L’Oréal Paris, Vaseline…), de l’hygiène (Nivea, Radox, Palmolive...) etc. Si je passe à celui de ma station de métro, l’offre est déjà plus sympa, les marques ci-dessus ont plus de références. Si je pousse jusqu’à High Street Kensington (mon préféré) ou au centre commercial géant Westfield (le top), c’est l’apothéose : les marques de luxe comme Lancôme, Chanel, Estée Lauder et consorts possèdent des stands à elles toutes seules. Des marques intermédiaires comme Origins, Clinique ou BeneFit ont de beaux comptoirs à faire pâlir d’envie leurs sœurs plus haut de gamme. Mais ce que j’aime surtout, c’est qu’on y trouve plein de marques sympas et difficiles (voire impossibles) à dénicher en France : Burt’s Bees, Aveeno, Barry M, Bliss, Essie, Jergens, Korres, Yes to Carrots, etc.




Des promos et des cadeaux à gogo


Là où Boots excelle aussi, c’est dans ses promos incessantes, très British, et dans son offre de coffrets cadeaux toute l’année.

Ainsi, quand vendredi dernier je me suis arrêtée à celui de ma station juste pour acheter un paquet de disques démaquillants et une nouvelle brosse à dents, j’en suis ressortie avec 2 paquets de disques démaquillants (parce qu’ils étaient en « buy 1 get 1 free »), 2 brosses à dents (parce qu’il y avait l’offre « buy 1 get 1 half-price ») et 2 flacons de bains de bouche (celui que je prends d’habitude était en promo). J’essaie d’éviter de faire la même chose avec les produits de beauté au vu du stock indécent que je possède, mais vous avez compris le fonctionnement…

Côté cadeaux, difficile de résister aussi. Entre les « trop bien, ce coffret contient 2 produits que j’utilise tout le temps ! » (+ 8 autres), « hum, ça pourrait être bien pour l’anniversaire de mon cousin dans 4 mois » ou « ça sera toujours ça de moins à acheter à Noël », gare aux craquages ! Car chez Boots il y a des coffrets cadeaux toute l’année, pour plein de marques, et ils sont non seulement intéressants mais aussi super bien présentés. Et à Noël, vu l’importance que les Brits accordent à cette fête, c’est la débandade : vous avez l’impression que toutes les jolies boîtes vous font des clins d’œil du haut de leur rayon (les pires étant celles de Soap & Glory : elles vous feraient du pied si elles pouvaient), il y en a pour tous les goûts et à tous les prix, et, l’an dernier en tous cas, elles étaient en « 3 for 2 » par-dessus le marché !




Un programme fidélité qui envoie Sepho se rhabiller










Promos chez tout le monde obligent, il faut bien essayer de fidéliser le chaland. Et Boots met le paquet avec sa carte fidélité, « the most generous loyalty card in the UK ». Son principal avantage : pour chaque livre dépensée, vous gagnez 4 points. Vous pouvez utiliser ces points quand vous voulez pour vous offrir des produits, sachant qu’1 point correspond à 1 pence. Bref, les cartes fidélité de nos parfumeries françaises font bien pâle figure à côté...

Conseil de French beauty-addict : même si vous ne restez dans le pays que quelques mois pour un échange universitaire, un stage ou une mission, prenez cette carte !




Le pompon : des marques de distributeur fortes


On résume : Boots, ce sont des magasins très nombreux, de toutes tailles, qui référencent un paquet de marques, et qui multiplient les offres pour aguicher le client. Mais à mon avis la plus grande force de Boots, ce sont ses marques en propre. Oui, SES.
D’abord, N°7 (number seven), une des principales marques du pays. Il s’agit d’une gamme exhaustive de soins du visage et du corps, mais aussi de cosmétiques masculins, de solaires, de maquillage et d’accessoires. Dans certains grands Boots, cette marque est équipée d’un vrai stand comme les griffes de luxe ! Le coup de maître, c’est sa gamme Protect & Perfect avec son sérum renommé au-delà des frontières britanniques… mais oui, il s’agit bien de la ligne rebaptisée Serum7 sortie il y a quelque temps chez nous avec un buzz de folie. Mais ici on est passé à autre chose, et c’est maintenant Lift & Luminate qui fait de plus en plus de bruit…
Conseil de French beauty-addict : si vous aimez Serum7, faites le plein lors de votre prochain séjour à Londres – ici la gamme est plus large et surtout moins chère !

Boots cible aussi les jeunes filles branchées avec sa ligne de maquillage 17 : fards à paupières plus pigmentés, eye-liner pailletés, vernis aux couleurs électriques, auto-bronzants… les Anglaises saucissonnées dans leurs robes-fourreaux taille 12 ans kiffent à mort !

Le distributeur a aussi plein d’autres lignes, donnant tantôt dans le basique, tantôt dans l’originalité : Essentials (basiques pour tous les jours), Expert (des produits simples mais parfois assez pointus en hygiène notamment), Botanics (soins aux extraits de plantes), Extracts (produits plaisirs aux extraits de fruits), Gorgeous Feet (vu les talons de folie que portent les filles ici, l’offre en soins des pieds est conséquente), Vitamin E (soins du visage)…
Et pour couronner le tout, Boots est également fabricant à façon pour certaines licences comme FCUK, Gorgeous by Gok (Gok étant une espèce de relookeur ultra-fashion qui a son émission TV), Ted Baker…

Voilà, désolée pour le pavé… mais je pense qu’il y a encore énormément à dire sur ce distributeur majeur !
Et vous, que pensez-vous du modèle Boots ? Nos points de vente français devraient-ils se décoincer un peu et s’en inspirer ? L’idée d’acheter des chips et de l’aspirine à quelques mètres d’un stand Chanel vous donne-t-elle des frissons d’horreur ?

 

Pratique
Boots est présent sur tout le territoire britannique, jetez un œil à leur Store Locator très bien fait car il vous permet de voir quels points de vente proposent certaines marques haut de gamme / de niche (comme Burt’s Bees).
Le site de vente en ligne ne livre malheureusement pas en France.

lundi 22 février 2010

Lush

Cette semaine, retour aux soins avec Lush, la célèbre marque britannique de cosmétiques frais et fabriqués à la main. Elle est arrivée chez nous en 2005 mais c'est bien plus tôt qu'elle a été créée...







L'histoire de cette entreprise est initialement liée à celle d'une autre société britannique de produits "naturels", The Body Shop. Car c'est un des fournisseurs de cette dernière, nommé Mark Constantine, qui l'a mise sur pieds. Chimiste spécialisé dans la formulation de produits capillaires naturels, il créé une petite entreprise de cosmétiques vendus par correspondance en 1988 qui deviendra Lush en 1994.

Quant à moi j'ai découvert la marque en 2003-2004, sur les forums du site référence en matière de beauté, Beauté-Test.com. Quelques membres étant tombées sur ces produits à l'étranger - notamment en Angleterre bien sûr - ont commencé à en discuter, à en vanter les mérites et à se plaindre de son absence du territoire francais. Certaines se sont mises à acheter par correspondance sur le site helvète de la marque, et c'est lorsque mon intérêt pour la marque fut à son paroxysme que la nouvelle, telle l'arrivée du Messie, nous est tombée dessus fin 2004 (le buzz sur BT y était-il pour quelque chose? le mystère reste entier): Lush s'apprêtait à ouvrir sa toute première boutique en France, et elle avait forcément choisi Paris pour ça.


Or il se trouve que j'étais en vacances à Paris au moment ou la boutique allait ouvrir alors je me suis rendue a son inauguration en compagnie d'une amie. J'avais tellement hate de découvrir enfin ces fameux produits "en vrai"! Alors quand j'ai franchi la première (wouhou!) le ruban rouge après qu'il soit coupé, j'étais surexcitée à la vue des produits... mais au bout d'une poignée de minutes, mon enthousiasme est retombé comme un soufflé.
Tout d'abord, la boutique est toute petite, et, le temps de jeter un rapide coup d'oeil autour de moi, elle était envahie d'employés Lush et de clientes enthousiastes. Du coup, pas évident de tout regarder, tester et sentir tranquillement. D'ailleurs il est difficile de se rendre compte de la fragrance d'un produit en particulier, tant il flotte une odeur forte dans tout le magasin... et au-delà, faisant de Lush le genre de boutique que, telle un fin limier, je parviens a humer 200 mètres avant de l'apercevoir.


Bref, je suis quand meme repartie avec quelques articles pour moi et pour une autre membre du site, et pas mal d'échantillons. Je me suis bien sur empressée de tester tout ca...

Ce que l'on remarque en premier chez Lush, ce sont leurs savons a la coupe. Et comme au rayon fromage, vous avez des bouts préemballés avec le poids et le prix écrits sur le papier, ou alors vous pouvez demander qu'on vous coupe un morceau a votre convenance. Il existe une très large gamme de ces savons, du fruité au sucré en passant par le citronné. Ce que je trouve astucieux commercialement parlant c'est que, les produits étant vendus au poids, on vous affiche le prix aux 100 g et les clientes se disent: "mmmh, pas cher!" Mais une fois le morceau passé sur la balance, c'est la soupe a la grimace et on trouve l'addition bien salée pour un savon, finalement.
Ceci dit, il est intéressant d'en tester deux ou trois histoire de ne pas mourir idiot(e)s, et je vous conseille Rock Star ou Le Miel et les Abeilles, tres agréables. Mais attention, on obtient un effet "squeaky clean" sur la peau, alors si vous détestez cette sensation, abstenez-vous!

Les autres produits star sont les bombes de bain ou "ballistiques", concept inventé par la marque et largement copié depuis. Il s'agit de boules qui, une fois jetées dans l'eau du bain, deviennent effervescentes et laissent échapper des effluves (voire de la couleur) dans votre baignoire. Perso je trouve l'expérience sympa mais les produits tres chers pour tres peu d'utilisations - sachant que la marque recommande une bombe par bain mais qu'on peut parfaitement  la couper en deux.

Mais Lush c'est aussi des shampooings solides (ronds, a conserver dans une boite), des masques frais (a conserver au frigo et a utiliser hyper rapidement, sinon gare aux réactions!), des crèmes pour le corps en pots facon crème glacée (j'ai beaucoup aimé Creme Anglaise mais son prix m'a découragée de renouveler l'expérience), des baumes a lèvres inusables comme Chocolalèvres, des nettoyants excellents malgré leur apparence peu ragoûtante tels Aqua Marina ou encore d'autres produits pas banals comme, pele-mele, une crème pour le cou, des barres de massage qui fondent au contact de la peau, des poudres pailletées pour le corps, des baumes destressants pour les tempes, des soins pré-shampooing, etc.


Pour faire un résumé facon j'aime / j'aime pas sur la marque en general, je dirais que...
J'aime:
- son éthique: un maximum de produits naturels dans les compositions, des packagings minimisés, l'affichage en Francais/Anglais des ingrédients et non juste en Latin comme l'exige la législation, un choix de produits sans conservateurs...
- sa coolitude: la typo facon "j'ai griffonné ca vite fait avec le premier crayon que j'avais sous la main", l'humour distillé a travers chaque nom et description de produit, le petit sticker avec un dessin de la tete de celui ou celle qui a fabriqué le produit, la facilité avec laquelle on peut essayer les produits en magasins ou obtenir des échantillons...
- sa créativité: les savons a la coupe, bombes de bain et shampooings solides font de Lush une marque assez unique
- sa sensorialité: les textures et fragrance atypiques de Lush font de l'utilisation de ces produits un moment tout particulier de votre rituel d'hygiène et de beauté

J'aime pas:
- l'odeur quelque peu écoeurante qui règne dans les boutiques: trop de parfum (meme naturel) tue le parfum! Au début on  peut trouver ca sympa, mais au final ca m'a rendue plus malade qu'autre chose
- les prix... étranges: a coté de produits abordables tels les baumes a lèvres qui durent une éternité, on en trouve d'autres carrément chers comme les crèmes corporelles qui se finissent trop rapidement ou certaines crèmes pour le visage. Et meme si cela peut etre du au prix de certaines matières premières (c'est par exemple ce qui est expliqué pour leur parfum Karma), j'aurais personnellement harmonisé tout cela car le consommateur comprend rarement ce genre de justifications - a propos de prix etranges, ceux pratiqués en France sont bien plus élevés que ceux réservés aux Britanniques, alors faites vos calculs!
- le manque de praticité des produits: entre les savons et shampooings solides qu'il faut conserver dans des boites (sauf si vous voulez qu'ils fondent en une semaine), les barres de massage qui fondent quand il fait chaud, et les masques frais a garder au frigo et a consommer en quelques jours, etre une Lush-addict demande pas mal d'organisation et un soupçon de patience
- le trop grand choix: oui, je sais, je fais ma difficile... mais bien que j'apprécie une large selection de produits, 20 références pour une meme catégorie me font me demander qui fait quoi et peuvent me donnent le tournis!
- enfin, le mauvais rapport qualité / prix de certaines références: je n'ai par exemple pas du tout été convaincue par leur gommage visage qui m'a arraché la peau ou encore leur barre de massage chocolatée pas du tout pratique a utiliser

Bref, je vous recommande de tester cette marque histoire de savoir ce que c'est: il s'agit d'un concept vraiment unique, et puis vous y trouverez peut-etre le shampooing ou le masque dont vous reviez. Pour offrir aussi, Lush est une bonne option avec ses couleurs ludiques, son grand choix de produits et ses superbes coffrets cadeaux a tous les prix.
Apres cela vous deviendrez peut-etre addict ou, comme moi et de nombreuses autres consommatrices, enthousiastes au debut puis vite blasée.
Alors, envie de tenter le coup ou... de rester à distance?
 

 

Pratique
En France, Lush se développe a un rythme soutenu et est maintenant presente dans la plupart des grandes villes.
En Grande-Bretagne et en particulier en centre de Londres il y en a un tous les 10 metres - notez que certains magasins disposent depuis peu d'un espace "spa".

Les sites France et UK font de la vente par correspondance et ce dernier livre meme en France - interessant au vu de ce qui suit..
Prix: de 3,20€ pour certaines ballistiques a 62,95€ pour la crème visage Princesse de Neroli (!) en France, de 1,95£ a 35£ en Grande-Bretagne.

Les avis conso sur Beaute-Test
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