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lundi 29 novembre 2010

Ciaté

Comme je vous l’avais expliqué dans mon billet sur nails inc., la folie des vernis à ongles et produits a largement gagné le Royaume-Uni. Cela donne lieu régulièrement à la naissance de marques fraîches et funky telles que Ciaté.

Ca ne vous dit rien ? Vous êtes sûr(e)s ? Mais si… Primo, je vous en avais parlé rapidement ici comme de LA marque qui fait du bruit en ce moment sur le marché des ongles avec leur dissolvant au chocolat blanc et leurs vernis à ongles nommés Paint Pots. Et deuxio, cette marque a été présente sur quelques blogs français grâce à son référencement sur ASOS.

Pour faire les choses dans l’ordre, voici quelques mots sur la marque. Elle a été fondée il y a six ans par une manucure professionnelle originaire du Kent, Charlotte Straughan. Elle décide de s’établir en Irlande où elle ouvre une chaîne de nail bars. C’est là qu’elle sent un manque sur le marché, celui d’une marque à la fois professionnelle, en laquelle les pros du métier peuvent avoir confiance, mais aussi féminine et branchée pour plaire aux consommatrices finales et ainsi générer de la revente (car comme vous le devinez, c’est ça qui fait marcher le business, plus que les services requérant de la main d’œuvre). Car avouez que bien souvent, les packagings et noms des produits utilisés par les professionnels de la beauté – je pense aux marques de soin en institut, des capillaires pros, etc. – sont peu glamours, même si de plus en plus de marques, telles TIGI, réussissent à allier le meilleur des deux mondes.



Ceci étant dit, Charlotte a plus d’un tour dans son sac. Car elle ne se cantonne pas qu’aux cuticules des Irlandaises : elle est aussi manucure dans les défilés de la Fashion Week londonienne. Et là, forcément, en étant backstage, elle voit non seulement toutes les futures tendances en matière de couleurs, mais elle comprend aussi le très haut niveau d’exigence quant à la qualité des produits utilisés sur les mannequins comme Helena Christensen, Lily Donaldson, Agyness Deyn, Daria Werbowy, Gemma Ward ou Jessica Stam.

C’est ainsi que forte de ces savoirs, elle créé Ciaté en 2004. Je n’ai pas réussi à trouver d’où venait ce nom assez improbable – si quelqu’un a l’info, qu’il/elle se manifeste, merci :) Mais ce n’est que depuis l’an dernier que la marque connaît un boom retentissant, marqué par l’arrivée de ses produits sur le fameux site ASOS ! A l’heure actuelle, Ciaté est présente dans une douzaine de pays incluant l’Arabie Saoudite et l’Afrique du Sud.

Ciaté revendique plusieurs points forts qui font sa différence. D’abord, une qualité professionnelle née de l’expérience de Charlotte Straughan en nails bars et sur les défilés. Ensuite, des couleurs super tendance, comprenant à la fois des classiques (rose pastel, rouge-noir…) et des teintes plus funky pour celles qui n’ont pas froid aux yeux (vert gazon, jaune bouton d’or, bleu canard… faites vos jeux !) avec en bonus des collections saisonnières et des éditions limitées pour faire monter le désir.



En parlant de désir, je pense que ce qui suscite celui des consommatrices, en plus des deux points précédents, est clairement le côté sexy et féminin assumé de la marque : un logo élégant (une silhouette de lustre baroque), des produits tout sauf ennuyeux (notamment le fameux dissolvant au chocolat blanc), des noms de teintes résolument charmeurs (qui peut résister à Cupcake Queen, Twinset & Pearls, Couture ou Kitten Heels ?) mais surtout des packagings sortant des codes habituels.

 

En effet, la signature de Ciaté, est d’avoir mis des petits nœuds en tissu sur ses flacons de vernis. Simple, mais efficace : les consommatrices adorent, les rédactrices de beauté roucoulent de plaisir, donc les consommatrices en redemandent. Et puis cela rend les produits plus visibles – récemment je me suis arrêtée net devant un salon de manucure près de chez moi car j’ai vu les petits nœuds, tellement pas banals.

Et là j’ai envie de dire : « mais pourquoi personne n’y a pensé avant ? ». Car oui, le vernis c’est funky grâce aux couleurs et parfois à leurs noms, mais qui a osé proposer de beaux flacons avant Ciaté ? Prenez O.P.I., LA marque dont tout le monde parle : flacons moches. Essie, qui monte qui monte depuis son rachat par L’Oréal : bof, peut mieux faire. Même Chanel, du haut de ses 20€ le flacon et de sa qualité à améliorer (c’est mon opinion personnelle… ainsi que celle de centaines de blogueuses), se repose un peu trop sur ses lauriers avec son flacon carré et épuré (en même temps c’est ça qui fait son charme, on est d’accord)…


Bref en termes de marketing, je trouve que rien que cette identité visuelle à part fait de Ciaté un exemple à suivre sur le marché des ongles. Car avec ce positionnement si particulier, elle arrête de faire passer pour des schizophrènes les consommatrices, mais aussi les pros des ongles (qui sont des artistes, donc sensibles à ce qui est esthétique), qui veulent à la fois une haute qualité ET des packagings choupinous. Une antithèse pourtant abondamment utilisée par des marques comme MAC ou Kiehl’s qui affirment ne pas vouloir en faire trop sur leurs packagings (libres à vous de les croire) afin de se concentrer uniquement sur la qualité de la formule…

 

Passons au test produit maintenant. Dans un des derniers numéros du Marie Claire UK, un des Paint Pots de Ciaté était offert. Et bien que me faisant gentiment gronder par ma chef quand j’arbore un vernis d’une marque concurrente, je n’ai pas pu résister à l’envie de tester une griffe britannique, avec, en tête, VOUS mes chers lecteurs J Il y avait le choix entre un rouge « Ferrari » nommé Mistress –  joli mais un peu trop clinquant à mon goût – et Dangerous Affair, un beau rouge profond, une sorte de rouge-noir mais plus rouge que noir (vous suivez ?).

Tout d’abord, les flacons des vernis Ciaté sont grands, TRES grands. 13.5 ml, et une forme un peu bizarre. Paraît qu’elle est facile à tenir dans la main pendant qu’on se peint les ongles, personnellement je n’en suis pas convaincue. Le bouchon est fin et long et ça c’est clairement un bon point : cela le rend très maniable.

Puis ça se gâte. D’abord, l’application a été fastidieuse. Malgré un pinceau plat décrit comme « optimal » avec ses 250 poils, l’épaisseur de la formule fait qu’il ne m’a pas particulièrement facilité la tâche. Et cette épaisseur engendre un autre problème : plus vous posez une couche épaisse de vernis, plus il met du temps à sécher…

J’applique une deuxième couche et suis un peu déconcertée : l’étiquette précise « full coverage » mais je ne suis pas vraiment d’accord, j’ai vu beaucoup mieux. Dangerous Affair étant assez foncée, j’ai un peu peur du résultat avec des couleurs plus claires mais qui nécessitent une bonne opacité pour donner un joli résultat, comme les vert pomme et autre orange vif… Evidemment, comme je n’ai pas testé que Dangerous Affair il m’est impossible de me prononcer formellement, mais disons que cela m’inquiète un peu et ne me donne pas forcément envie de m’en offrir d’autres.

En revanche, je dois avouer que l’autre mention de l’étiquette, « long lasting » est vérifiée. La tenue est en effet exemplaire, environ une semaine. Là-dessus, chapeau !

En bref, c’est une marque que je vous conseille si

vous avez eu un coup de cœur pour une teinte unique chez Ciaté (et vous avez la flemme de chercher un « dupe » ailleurs)

vous aimez plutôt les pastels qui tolèrent un fini un peu transparent

vous avez totalement craqué sur les petits nœuds (pour vous ou pour offrir) et trouvez que si Ciaté est sur ASOS c’est que c’est top branché et qu’il vous FAUT des produits de cette marque

En revanche si vous détestez la moindre transparence et que vous êtes adeptes des couleurs plutôt foncées ou alors très vives, mieux vaut peut-être aller voir ailleurs !



Pratique

En France, aucun salon de manucure ne propose Ciaté à ma connaissance. En revanche ASOS propose les vernis, et le site officiel de Ciaté livre en France. Petit bonus : jusqu’au 18 décembre 2010, entrez le code promotionnel CIATEMC pour bénéficier de 15% de réduction sur le montant total de votre commande !

Au Royaume-Uni, de plus en plus de salons proposent les produits Ciaté, en manucure et à la revente.

Prix : Paint Pots à £9 pièce, £14 le dissolvant au chocolat blanc

lundi 8 novembre 2010

nails inc.

La récente rumeur d’un possible rachat d’O.P.I. par Coty ou L’Oréal pour des millions de dollars m’a fait penser que je ne vous avais pas encore parlé des marques britanniques de vernis à ongles que j’ai testées récemment. Je vous propose d’y remédier tout de suite en commençant avec nails inc..

Depuis la récession, et alors que le marché de la beauté est en petite forme dans son ensemble, les ventes de vernis à ongles (et produits complémentaires) elles, explosent. Pour vous donner un aperçu de la situation, juste deux chiffres, qui donnent littéralement le tournis : l’an dernier, les ventes de vernis ont progressé de 11% (source : Euromonitor International) et les experts situent le marché mondial à 3,5 milliards de flacons (source : PremiumBeautyNews) – pas mal sur une planète comptant 6,6 milliards d’habitants dont la plupart n’ont évidemment pas les moyens (ni la préoccupation) de se payer ne serait-ce qu’un flacon.



Si cette progression est fulgurante, elle n’est toutefois pas une grande surprise : quand on doit se serrer la ceinture côté fringues et autres dépenses d’apparat plus conséquentes, vernir ses ongles reste un moyen bon marché pour se faire plaisir et rester tendance.

Mais l’entrepreneuse britannique Thea Green n’a pas attendu ce boom pour lancer son entreprise. En 1999 et à 23 ans à peine, elle a créé « nails inc. ». Inspirée par la multiplication des bars à ongles aux Etats-Unis, elle avait peut-être été regardée de travers par certains à l’époque, mais aujourd’hui, elle fait figure de pionnière sur le marché britannique de la manucure.



Après un passage dans la presse mode, elle décide d’ouvrir trois bars à ongles dans les endroits les plus tendances de Londres. Aujourd’hui, nails inc. accueille 10000 clientes par semaine dans ses 55 points de vente au Royaume-Uni, qui comprennent des corners dans les grands magasins Harvey Nichols, Selfridges, Fenwick, House of Fraser, Debenhams  et John Lewis. Et avec une vingtaine de mentions mensuelles dans tous les magazines, des publications les plus classes aux revues people tirées à des millions d’exemplaires, Thea n’a pas trop de souci à se faire pour son business.

La jeune entrepreneuse a selon moi réussi à tirer son épingle du jeu grâce à trois atouts de choc.

Primo, un concept parfaitement adapté aux besoins des femmes urbaines pressées. Quand Thea Green a lancé, sur South Molton street, son premier bar à ongles offrant une manucure de haute qualité, abordable et réalisée en 15 minutes seulement, les clientes potentielles étaient déjà prêtes à faire deux heures de queue pour en bénéficier – le buzz était tel que la télévision était là pour filmer l’évènement.



L’autre point fort de nails inc. est son lien étroit avec la mode. L’expérience de Thea chez Harper’s Bazaar, associée à sa passion pour la mode, font que les teintes lancées par la marque sont toujours inspirées des derniers tendances repérées dans les défilés. Et c’est assez malin puisqu’ici, quand vous estampillez quelque chose « As Seen On Catwalk », l’Anglaise ne réfléchit pas, elle sort sa Visa et vous m’en mettrez trois de chaque s’il vous plaît. Pour enfoncer le clou, la fondatrice de la marque fait jouer son réseau fashion et s’associe régulièrement à des designers britanniques comme Luella ou Georgina Goodman le temps d’éditions limitées.



Le troisième coup de génie de la marque est ses opérations marketing. Exemple : au printemps, nails inc. s’est associée à Diet Coke (Coca-Coca Light en Français). Le principe : une édition limitée de 4 teintes, un flacon offert pour tout achat de 2 petites bouteilles de Diet Coke. Quoi de plus logique pour une marque de vernis fashion, que de faire découvrir ses produits aux femmes soucieuses de leur apparence (car non, ne me faites pas croire qu’on peut boire du Coca-Coca Light parce qu’on en aime le goût -_- [ceci est un trait d’humour associé à une opinion personnelle, inutile de poster un commentaire juste pour dire « Non mais moi j’adoooore le Coca Light ! » ]) ?



Mais moi ce que je trouve assez unique chez nails inc., c’est un petit détail, mais qui fait une différence sympa – et justifie encore mieux la présence de cette marque sur mon blog : chaque teinte porte le nom d’un lieu londonien !

Fashion, branché, chic, bobo… à peu près tous les places to be ont leur teinte. Je trouve l’idée assez géniale : pour les clientes locales concernées, ça fait « initiées » (je porte la teinte du quartier où j'habite / où j'ai mes habitudes / où je sors) ; pour les aspirantes, ça fait rêver ; et pour les étrangères, ça fait so British. Bref, tout le monde est content... Mais les indécises en prendront pour leur grade : jaune funky pour Carnaby Street (lieu emblématique du swinging London), nude low-key pour Warwick Avenue (quartier residentiel chic – coucou Aurore! ;-)), vert d’eau cool pour Portobello Road (la célèbre rue du marché de Notting Hill), rouge laqué pour Chinatown (et n'oubliez pas votre base coat Hyde Park, votre top coat Albert Bridge et votre lait pour les mains Mayfair)… Le plus compliqué reste d'arbitrer entre les lieux qui vous inspirent et les couleurs qui vous attirent. Heureusement, pour vous faciliter cette dure tâche, nails inc. propose régulièrement des promotions (3 for £20) ou encore des sets de mini-vernis.



Pour ne rien gâcher, la qualité du produit est vraiment au rendez-vous. J’ai eu en cadeau, dans un goodie bag ASOS (encore une super idée de co-branding, bravo nails inc. !), la teinte The Vale (un quartier de Chelsea), une édition limitée. Coup de bol, c’est exactement le genre de teinte que j’aime porter : un beau rouge profond, tirant sur le prune.

L’application sur base coat a été un jeu d’enfant grâce à un pinceau de très bonne qualité, et, si le séchage n’a pas été assez rapide à mon goût, la tenue (sans top coat, pas eu le temps) en revanche a été impressionnante : ce n’est qu’au bout d’une semaine que le premier tout petit éclat a fait son apparition. Mais surtout, j’ai récolté une kyrielle de compliments et on m’a même demandé si j’étais allée me faire une manucure professionnelle ! (Je précise que je n’ai pas appliqué le produit sur des ongles pourris mais soigneusement nettoyés, coupés, limés et polis, avec des cuticules hydratés et repoussés, comme je le fais d’habitude en fait.)

Personnellement, je ne pense pas que j’achèterai des vernis nails inc. : je les trouve un peu chers, et il ne me viendrait pour l’instant pas à l’idée de mettre une somme pareille alors que je peux me servir en vernis de très bonne qualité dans mon entreprise !

Mais, je dois avouer qu'en plus d’admirer l’excellente stratégie marketing mise en place par Thea Green, je trouve ces produits très mignons et parfaits pour offrir avec leurs teintes aux noms londoniens so trendy… voilà une bonne idée de souvenir made in London pour les copines, tellement plus pertinente qu’un t-shirt « My friend went to London and all I got was this lousy t-shirt » ;-)



Pratique

A ma connaissance, aucun point de vente en France ne propose la marque nails inc. pour l’instant.  Mais vous pouvez le commander sur le site des grands magasins Debenhams ou sur celui de la chaîne de shopping télévisé QVC, qui livrent en France.

Au Royaume-Uni, nail bars en propre et dans les grands magasins partout dans le pays. Les vernis sont à £11, la « nails inc. special express manicure » à £28.

lundi 25 octobre 2010

Balance Me

Les Anglais et la nature, c’est une grande histoire d’amour : pensez à la légendaire campagne anglaise, à la passion des mamies British pour la rose ou le muguet, à The Body Shop... Du coup, la tendance cosméto naturelle est loin d’être nouvelle outre-Manche, et est super développée. Aujourd’hui c’est de Balance Me que je vais vous parler : une marque naturelle qui monte, qui monte…

La marque


Tout commence quand Clare Hopkins, alors âgée de 18 ans à peine, créé une huile 100% naturelle  à base de genévrier et de bergamote pour sa sœur Rebecca (ex-communicante chez L’Oréal Division des Produits de Luxe à Londres) qui était alors enceinte et craignait de voir sa peau se parer de marbrures...

Deux enfants (et zéro vergeture m’a assuré Rebecca !), quelques produits plus tard et des critiques très enthousiastes de la presse au passage, les deux sœurs sont à la tête d’une des marques naturelles les plus tendance du moment : Balance Me.

Selon Rebecca (que je remercie beaucoup d'avoir répondu à mes questions), trois éléments distinguent Balance Me des autres marques naturelles :

  • une haute concentration en huiles essentielles

  • une action sur la peau mais aussi sur l’esprit grâce au parfumage naturel des produits

  • des produits qui fonctionnent vraiment et qui donnent des résultats visibles.


Le tout, fabriqué au Royaume-Uni et certifié Ecocert, ce qui devrait plaire aux natur’addicts françaises puisque cette certification est de chez nous !

Balance Me s’engage aussi à ne pas utiliser de parabènes, sulfates, PEG, huiles minérales, colorants et parfums artificiels ou encore silicones. Et les compositions complètes sont sur le site officiel de la marque donc pas de surprise de ce côté-là.

Côté produits, Rebecca m’a confié que ses chouchous perso sont l’exfoliant à la menthe verte (Skin Brightening Exfoliating Spearmint Polish) qui est un des grands succès de la marque grâce à sa triple action gommante / stimulante / hydratante, ainsi que l’huile que lui a concocté sa sœur Clare, la Super Oil with juniper & bergamot. Par chance, cette dernière, ainsi que 2 autres produits, fait partie du joli colis que la marque m’a gracieusement envoyé…

Le test


Premier produit à passer sur la sellette : le gel douche Super Wash with juniper & bergamot. Je n’avais jamais utilisé de gels douche naturels auparavant, du coup je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Non en fait pour être tout à fait honnête avec vous, je ne suis pas une accro au naturel alors j’avais un peu peur – voilà, c’est dit. Eh bien j’ai été très agréablement surprise !



J’avais toujours entendu dire que les gels douche naturels étaient trop liquides et qu’on avait tendance à en mettre trop… Pas de souci avec celui de Balance Me dont la qualité de la texture est en tous points comparable aux gels douche « chimiques » : vraie texture gel qui ne coule pas partout, répartition facile, mousse abondante et rinçage éclair sont au rendez-vous. Je n’ai pas été très enthousiasmée par l’odeur (encore une fois, je ne suis ni habituée ni particulièrement fan de tout ce qui est totalement naturel) dégagée pendant l’utilisation car je l’ai trouvée très végétale et trop présente – mais une fois la peau rincée, c’est parfait : un parfum léger, naturel sans faire trop « roots ».

Il existe d’autres parfums de gels douche chez Balance Me : Rose Otto pour les fans de la reine des fleurs, Petitgrain & Green Myrtle qui fait aussi savon pour les mains, Shea Butter & Yarrow aux propriétés hydratantes, Ylang Ylang & Frankincense à la senteur délassante et enfin Lime & Ginger pour les matins difficiles.

J'ai continué mon rituel avec la fameuse Super Oil assortie avec beaucoup d’espoirs – si elle est plébiscitée par la rédactrice en chef beauté de Vogue UK, c’est qu’elle doit être bien !



Alors commençons à l’envers, avec les résultats : peau hyper souple (y-compris le lendemain de l’application), nourrie, tonifiée au fil des utilisations et efficace même sur les zones très sèches et rugueuses. En revanche, l’application a été assez pénible : le produit est assez épais, gras (forcément), pas super facile à répartir et encore moins à faire totalement pénétrer. J’ai eu beau attendre avant de me rhabiller, la sensation sur la peau restait assez désagréable, et le produit donnait son odeur assez forte à mes vêtements. A recommander aux habituées et amatrices d’huiles… les autres préfèreront une huile sèche, chimique certes, mais moins contraignante.

Pour info, et si l'association genévrier / bergamote ne vous dit pas trop, il existe une autre huile pour le corps chez Balance Me, au néroli et fruit d’églantier, dont Claudia Schiffer est fan !

Dernier produit : une nouveauté chez Balance Me - la Super Moisturising Hand Cream with yarrow and shea butter. Cette crème pour les mains au beurre de karité et l’achillée millefeuille (dont les vertus médicinales sont connues depuis la préhistoire m’informe l’ami Wiki) a reçu le « Beauty Insiders’ Choice » du CEW (Cosmetics Executive Women) 2010, et si vous avez lu mon article sur les awards vous savez à quel points chacun de ces petits macarons compte, surtout pour les jeunes marques.



Balance Me nous explique que c’est la crème la plus riche qu’ils aient créée à ce jour, à utiliser sur les mains (la première partie de notre corps à montrer les signes de l’âge, nous rappelle la marque) bien sûr mais aussi sur les pieds ou sur toutes autres zones très sèches du corps.

Je n’ai pas encore les mains marquées par les signes du temps, merci bien, mais avec le froid qu’il fait à Londres en ce moment je trouve cette crème vraiment efficace, instantanément. Elle procure une sensation de confort intense dès l’application et laisse la peau souple et nourrie. Mais là encore, côté facilité d'utilisation, c'est une autre histoire (d’ailleurs la marque se garde bien de promettre quoique ce soit au sujet de la pénétration du produit) : du coup je recommande d’éviter absolument les paumes, car à la moindre humidité sur cette zone, le produit rend les mains poisseuses et glissantes – mon chéri a même refusé de me tenir la main après que j’aie utilisé cette crème juste avant de sortir affronter les températures londoniennes… pas glop ! A utiliser en frottant les mains dos à dos donc.

La marque a un autre produits star mais que je n’ai pas eu l’occasion de tester : Stellar Beauty Balm, un baume à tout faire que la rédac’ chef beauté de Grazia UK a rebaptisé « le Louboutin des baumes à lèvres »... tout un programme! Balance Me propose également des soins capillaires, des baumes à lèvres et des baumes pour le corps.

Mon verdict


Pour faire un bilan en tant que consommatrice et marketeuse à la fois, façon j’aime / j’aime pas, je dirais que j’aime chez Balance Me…

…son identité visuelle : une jolie typo, des volutes végétales qui permettent à Balance Me de se démarquer, des packagings tout sauf ennuyeux grâce à leurs couleurs vives et acidulées

…son dynamisme : en cinq années seulement et avec une équipe réduite, Balance Me a développé plus d’une vingtaine de produits, conquis la presse féminine (avoir une communicante passée par un des leaders mondiaux du secteur, ça peut aider), récolté moult awards, et assure une présence commerciale importante au Royaume-Uni (notamment chez John Lewis et Waitrose ainsi que sur la chaîne de shopping télévisé QVC) mais aussi en Scandinavie, en Belgique, à Hong-Kong et à Singapour !

…l’honnêteté de son approche : des promesses simples à comprendre et pas surfaites (cf. la crème pour les mains), des compositions des produits affichées sur le site et des prix raisonnables



Mais j’aime moins

…les odeurs et textures de certains produits, qui auront du mal à convertir les « non-naturelles »

…le fait que les marques naturelles se multipliant, on retrouve des similitudes entre elles : le logo « Balance Me Promises » me fait penser à celui de REN Skincare et le nom à celui de la pionnière française Doux Me.



Adeptes de naturel, avez-vous trouvé une super idée shopping pour votre prochain séjour à Londres ?

Habituées au « chimique », une marque comme Balance Me arriverait-elle à vous faire basculer du côté vert de la force ?

 

Pratique

En France, Balance Me a un seul revendeur, assez curieux d'ailleurs: une chambre d'hôtes dans les Landes. Si vous n'êtes pas prêts à aller jusque là-bas pour un gel douche et une huile corporelle, sachez que le site de la marque livre en France.

Au Royaume-Uni, nombreux revendeurs dans tout le pays, notamment les chaînes de grands magasins John Lewis et de supermarchés Waitrose.

Prix: de £4 le mini gel douche à £24 la Super Moisturising Oil with neroli & rosehip

lundi 23 août 2010

Cowshed

Cowshed est une marque que j’ai découverte pile au moment où  l’idée de créer ce blog a commence à germer. C’était à la rentrée 2009, peu après mon arrivée à Londres. Je me baladais dans Soho après un délicieux English Breakfast (le mythe d’une svelte French beauty-addict vient de s’effondrer !) quand j’ai aperçu la devanture du spa Cowshed.

Car il s’agit d’une marque venue de l’univers du spa dont je voudrais vous parler aujourd’hui. Appartenant a la société d’hôtellerie et restauration Soho House Group, Cowshed a d’abord élu domicile dans le petit village de Babington (sud-ouest de l’Angleterre), dans ce qui fut jadis une étable, d’où le nom de la marque. A la base, les premiers produits lancés en 1998 étaient destinés à être utilisés dans le spa de la Babington House et étaient offerts sous forme d’amenities aux clients de l’établissement. Se décrivant comme l’une des premières marques « spa » à avoir utilisé des huiles, protéines, vitamines et acides gras de plantes, elle étend peu à peu sa distribution bien au-delà des frontières de la tranquille campagne du Somerset…



A l’instar de nombreuses marques britanniques, Cowshed se focalise d’abord sur les segments du bain et de la maison. Ainsi, ses premiers produits – qui font encore partie de leurs best-sellers – sont des gels pour le bain et la douche, des crèmes pour les mains, des huiles de massage et des bougies parfumées.

On trouve ensuite une ligne sobrement baptisée « Skincare », qui regroupe des produits de soin biologiques pour le visage (y compris des huiles à utiliser sous l’hydratant, comme un sérum) et le corps. Jusque là, rien de bien extraordinaire.

Mais deux autres gammes distinguent Cowshed de ses concurrentes.

D’une part, une ligne homme, chose que peu de marques « spa » ont. Et pour bien spécifier a qui s’adresse cette ligne, Cowshed n’y va pas avec le dos de la cuillère : elle l’a baptisée « Bullocks », que l’on pourrait traduire par c*******… mais c’est aussi le terme technique pour parler de celles des bœufs ! Pensez-vous qu’une marque française pourrait avoir le culot et l’audace d’user d’un tel langage ? Je ne crois pas…

D’autre part, Cowshed dispose aussi d’une ligne dédiée aux mamans, « Udderly Gorgeous » et à leurs bébés, « Baby Cow ».




Vous l’aurez deviné, les vaches sont au cœur de l’identité Cowshed. Après tout, quoi de plus normal que de rendre hommage aux anciennes habitantes du lieu où tout a commencé ? Encore une fois, je trouve la marque assez audacieuse de jouer sur le registre moyen à haut de gamme tout en assumant son lien avec l’univers finalement peu glamour de l’étable et des vaches. Mais attention, pas n’importe quelles vaches… car chez Cowshed elles ont chacune leur personnalité qui structure la ligne bain et corps – c’est a vous de décider si vous vous sentez plutôt…

-          Lazy Cow (paresseuse) qui a envie de se relaxer avec des senteurs apaisantes de jasmin, camomille et bois de santal

-          Grumpy Cow (grincheuse) qui aurait besoin d’un sérieux coup de boost fait de mandarine, petitgrain et pamplemousse aux propriétés stimulantes

-          Knackered Cow (crevée) au bord du burn out, à qui un peu de relaxation ferait le plus grand bien (lavande et eucalyptus)

-          Moody Cow (soupe au lait) qui a un sérieux besoin de réguler ses émotions grâce au géranium, au tilleul et à l’encens

-          Horny Cow (chaude !) à la recherche d’ingrédients aphrodisiaques (absolu de rose, patchouli et cannelle) pour booster son capital séduction

-          Wild Cow (déchaînée) à qui la marque demande « wanna get high ? », soit « envie de te faire un trip ? » (là encore, j’imagine mal une marque francaise utiliser ce genre de champ lexical !) et propose des essences revitalisantes comme la citronnelle, le romarin et le gingembre



Quand des marques essaient de mettre un peu de fun dans la segmentation de leurs gammes, j’aime assez. Ca peut parfois être risqué comme je l’ai expliqué dans mon article sur la marque Tigi. Mais quel plaisir de s’aventurer un peu au-delà du minimaliste « femmes / hommes » ou du vu et revu « senteur fleurie / senteur fruitée / senteur fraîche  / senteur boisée » !

Bien sûr, si Cowshed a fait ici preuve d’un peu de créativité, elle n’a pas non plus inventé l’eau chaude : on voit de façon évidente la structure état d’esprit / senteur. Mais je trouve qu’ils ont clairement essayé de se casser la tête avec les noms : c’est clair et explicite, mais à la fois plein d’humour et surtout, spécialité British, d’auto-dérision… Vous imaginez une femme française s’acheter un gel douche estampillé « fainéante » ou « grincheuse » ? Non ? Encore une fois, moi non plus…

L’autre astuce intéressante, c’est que cette segmentation n’est pas trop tranchée : on peut être paresseuse en général, mais être chaude comme la braise certains soirs non ? Par conséquent, cela peut, à mon avis, inciter les clientes à naviguer entre les gammes et non se dire : « Je suis crevée, mais, dommage, je n’aime pas la senteur de la ligne Knackered Cow alors je vais aller voir ailleurs ».

Pour ma part, j’ai testé le gel douche de la gamme Lazy Cow. Je me demandais combien de temps j’allais résister à ces produits aux prix assez élevés… Mais heureusement, un Marie Claire est venu me sauver en proposant un flacon de ce produit en cadeau…

Conseil de French beauty-addict: lors de votre prochain séjour à Londres, faites un tour chez un newsagent et jetez un œil aux magazines féminins – il y a très souvent de beaux cadeaux comme des produits taille vente offerts !

…donc je me suis jetée dessus, évidemment. Et… je n’ai pas été hyper emballée. Il s’agit d’un bon gel douche, qui fait bien son travail sans dessécher la peau. En revanche, je m’attendais à un résultat similaire à ce que j’avais obtenu du gel douche Abahna dont je vous ai parlé récemment, à savoir une peau nettement plus douce et souple qu’avec les gels douche de grande distribution. Et en fait, non. Quant à la senteur, je crois avoir compris que les produits au jasmin ne sentent pas tout à fait la même chose des deux côtés de la Manche : en France si je vous dis « jasmin », vous imaginez une senteur très enivrante, chaude et presque sucrée ; ici, chaque fois que j’ai senti un produit anglais au jasmin, c’était une odeur certes sensuelle mais différente, plus froide, plus végétale. Du coup, si cette senteur est réussie et relaxante, elle m’a déçue dans le sens où elle n’est pas conforme à l’idée de jasmin enregistrée dans mon cerveau.



J’ai discuté de la marque tout à l’heure avec une collègue de travail, qui a bien résumé l’idée que je me faisais de Cowshed. Elle m’a dit qu’elle trouve qu’il s’agit d’une super idée de cadeau avec sa belle gamme de produits, ses packagings et noms jeunes et sympas, et ses formats variés (trousses, tailles voyage…). Mais elle a ajouté qu’elle ne s’achèterait probablement pas ces produits pour son propre usage – car à 16£ le gel douche, c’est trop cher pour elle. C’est un peu là que le bât blesse : Cowshed est plutôt une marque pour offrir – comme tant d’autres marques anglaises que j’ai évoquées sur ce blog. Je suppose que c’est pour aller au-delà de ce positionnement réducteur qu’elle essaie de se faire une place dans les rayons soin du visage. Heureusement, Cowshed est encore jeune et en pleine extension de sa distribution, de quoi lui permettre de rectifier un peu le tir.

Un autre bémol : les vaches, moi, ça me fait penser au lait… Je n’ai pas épluché les compositions de tous les produits donc je ne peux pas formellement affirmer que l’ensemble des références Cowshed est dépourvu de cet ingrédient. Ceci dit, aucune fiche produit ne met en avant le lait ou les produits qui en sont dérivés. Un peu dommage selon moi…

Prochaine étape en ce qui me concerne: j’ai très envie de tester leurs soins en instituts, qui remportent un franc succès si j’en crois les ouvertures qui se succèdent et enthousiasment la presse… Promis, si j’y vais, vous aurez droit à un compte-rendu bien détaillé comme j’en ai le secret ;-)

Et vous, que pensez-vous de Cowshed, et des marques lifestyle en général ?

Réserveriez-vous ces produits uniquement aux cadeaux, avez-vous vous envie d’en essayer un ou deux pour vous ou… carrément de vous offrir toute la ligne de la vache paresseuse ou fatiguée qui est en vous ?

 

 

Pratique

Au Royaume-Uni, les produits Cowshed sont vendus dans une multitude de magasins, des spas en propre aux grands magasins en passant par Boots. Le site officiel de la marque livre en France.

En France, ils ne sont présents, à ma connaissance, qu’au Conran Shop.

Prix : de 14£ le savon liquide pour les mains à 39£ l’exfoliant corps.

lundi 26 juillet 2010

TIGI

J’ai récemment été invitée à un évènement bloggeuses au studio TIGI à Londres pour le lancement d’une nouvelle ligne de soins capillaires : voilà l’occasion parfaite pour vous parler pour la première fois d’une marque made in UK dédiée aux cheveux.

Toni & Guy


TIGI (prononcer « ti-dji »), ce sont les initiales prononcées en Anglais de Toni & Guy. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore, Toni & Guy est d’abord une chaîne de salons de coiffure branchée présente partout dans le monde. Elle a été fondée au Royaume-Uni dans les années 1960 par deux frères : Giuseppe « Guy » (décédé l’an dernier) et Gaetano « Toni » Mascolo.

A partir de là, c’est un véritable empire que les frères Mascolo ainsi que les enfants de Toni, ont construit : car en plus de la chaîne de salons Toni & Guy, il existe aussi les salons Essensuals (plus abordables) mais aussi des lignes d’appareils et surtout de produits capillaires. Il en existe deux principales : « Toni & Guy » vendue en grande distribution dans certains pays, mais surtout « TIGI », marque professionnelle qui est le sujet de mon billet du jour.


La marque TIGI


En France, TIGI, passée récemment dans le giron d’Unilever, n’est pas encore très répandue. Mais je suis certaine que beaucoup d’entre vous ont déjà vu cette marque dans les vitrines de certains salons (souvent jeunes et branchés) sans savoir qu’il s’agissait de TIGI. Jetez un œil aux photos des produits un peu plus bas, cela va peut-être vous rafraîchir la mémoire…

Ici au Royaume-Uni, c’est bien simple : ces produits sont partout. Ici on n’a pas (ou alors je ne les ai pas vu) Eugène Perma, on a assez peu L’Oréal Professionnel, mais on voit beaucoup plus souvent des marques comme Kérastase, Aveda (dont je vous ai parlé ici), Redken, et TIGI.

Et ce n’est pas pour rien que ces produits rencontrent un succès phénoménal ici. Tout d’abord, comme vous l’avez remarqué, les packagings sont très voyants (voire criards), distincts de ceux de la concurrence, et carrément funky ! De plus, les noms sont plein d’humour et de jeux de mots, forcément plus faciles à comprendre dans un pays dont l’Anglais est la langue.

Les lignes


 

La gamme est très (très !) large. Elle comporte 8 lignes différentes dont voici les descriptions données par la marque sur son site français :

- Bed Head : « ATTENTION: Vous devez avoir le sens de l'humour pour utiliser nos produits. Risque d'éclater de rire en lisant l'étiquette des produits, de vouloir essayer plein de looks différents et d'avoir tout le temps envie de vérifier votre look dans le miroir! »



- Catwalk : « Grâce a Catwalk, TIGI démontre avec talent sa passion pour la mode. Catwalk, une gamme de produits capillaires qui affirme le lien très étroit entre coiffure et mode en créant les derniers looks des défilés. Une véritable source d’inspiration pour les fashionistas. »



- Rockaholic : « Nous sommes dans une culture entourée et influencée par la musique - ça vous concerne vous et tout le monde autour de vous - voyez notre manière de nous habiller, de nous coiffer, et même de penser. Allez avouez, vous êtes un(e) Rockaholic! Lâchez-vous et devenez accro tout de suite - testé en tournée, approuvé par les rockstars. »



- S-Factor : « Avec S-Factor, non seulement vous allez vous sentir mieux mais vous serez également plus belle! Comment? Grâce à des produits qui combattent l'humidité, qui apportent de la brillance, protègent la couleur et renforcent le cheveu. Résultat: un look vraiment mis en valeur! »



Voilà pour les 4 gammes principales, auxquelles s’ajoutent Bed Head for Men, Bed Head Make-Up, TIGI Colour (coloration) et Love Peace & the Planet (gamme naturelle).

Comment s’y retrouver ?


Le point positif c’est qu’avec cette multitude de produits et de lignes, il est impossible de ne pas trouver son bonheur chez TIGI : que vous soyez un homme ou une femme, branché(e) musique ou mode, avec des cheveux bouclés ou raides, courts ou long, et peu importe le style de coiffure que vous aimez arborer, vous trouverez forcément un produit hyper ciblé pour vous !

De plus, chacune de ces gammes a des codes graphiques qui lui sont propres : cela aide à les distinguer visuellement, et est un reflet fidèle de la créativité débordante qui constitue une des marques de fabrique de l’empire Toni & Guy.

Cependant, qualité des produits mis à part, j’ai trois interrogations inhérentes à l’essence de la marque.

Premièrement, je suis perplexe quant aux noms. Quand on comprend l’Anglais on ne peut qu’adorer : c’est marrant, moderne, bien trouvé. Mais en France, qui comprend les noms ne serait-ce que des gammes ? Bed Head (tête de lit, mais aussi tête au saut du lit !), Catwalk (défilé de mode)… si vous ne parlez pas Anglais, je ne vois pas comment ces noms peuvent vous parler. Il en va de même pour les noms des produits : Control Freak, Dumb Blonde, Some Like It Hot, Self Absorbed, Catfight…

Deuxièmement, je ne suis pas sûre de comprendre la raison d’être de chacune des gammes qui composent la marque. Je ne sais pas vous, mais les quelques lignes données par la marque sur son site internet ne m’aident guère. En fait, je ne comprends même pas pourquoi il y a tant de gammes... Je fais quoi si j’ai le sens de l’humour, que j’aime la mode ET la musique ? Et S-Factor, à quoi ça sert en fait ? Quant au lancement de Love Peace & the Planet, impliquerait-il que le reste des produits de la gamme est bourré de cochonneries ?...

De la même façon, quelle est la différence entre tous ces produits ? Est-ce que les shampooings pour cheveux colorés que je trouve dans la ligne S-Factor sont moins bien que ceux de la ligne Bed Head ? Et si je veux embellir mes boucles, faut-il que j’achète la collection Foxy Curls de Bed Head, ou alors que je me dirige vers la ligne Catwalk qui a tout un assortiment de produits pour cheveux bouclés ? Et comment trouver le coiffant qu’il me faut parmi les dizaines de produits aux textures différentes proposés par TIGI ?

Bref, je pense que les équipes marketing, commerciale et formation de la marque ont beaucoup de boulot, pas des plus simples mais pas des moins passionnants non plus. Encore faut-il que le consommateur final s’y retrouve

Côté produits, ça donne quoi ?


J’ai connu la marque il y a plusieurs années, en tombant sur un de leurs produits chez… ma belle-famille ! Eh oui, leur salon habituel, situé dans un petit village de Moselle, était à l’époque dépositaire TIGI (je vois cette marque comme plutôt urbaine, mais bon…). Séduite par la couleur vive de la crème bouclante « Curls Rock » de la ligne Catwalk et n’ayant pas emporté de coiffant avec moi, j’ai eu envie d’essayer. Et j’ai tout simplement adoré ce produit ! Sans alourdir mes cheveux, il leur a donné du corps et de la texture. Il était aussi efficace pour définir mes boucles naturelles que pour donner de la vigueur à mon brushing.


Malheureusement, quand j’ai vu les prix hallucinants pratiqués en France par les coiffeurs-dépositaires j’ai un peu déchanté. Puis j’ai travaillé chez une marque de capillaires pros donc je n’ai plus ressenti le besoin d’acheter des produits pour les cheveux jusqu’à la naissance de mes arrières-arrières-petits-enfants… Mais quand j’ai été invitée, en tant que bloggeuse, par leur agence de relations presse pour le lancement d’une nouvelle sous-gamme (!) auquel on m’a même proposé d’emmener une amie, je n’ai pas pu refuser :)

J’ai donc testé pour vous (et un peu pour moi aussi) la nouvelle ligne Urban + Antidotes (le « + » est purement décoratif et ne se prononce pas) qui fait partie de la gamme Bed Head. Le concept de cette ligne courte (3 shampooings + 3 après-shampooings) est intéressant et en parfaite adéquation avec le positionnement urbain, jeune et funky de la marque. En effet, TIGI constate que de façon générale, on a tendance à  nous faire culpabiliser d’infliger divers mauvais traitements à nos cheveux : utilisation d’appareils chauffants, colorations et décolorations, permanentes, abus de produits coiffants… bref, tout ce dont les Anglaises abusent à longueur d’année, quoiqu’on leur dise ! TIGI a décidé de prendre le contrepied de cette approche quelque peu moralisatrice en proposant des soins « interventions » adaptés à 3 niveaux de « dommages ». Et elle met cela en scène à l’aide de visuels bien pensés autour de l’univers de la prison et de la culpabilité, le tout avec des mannequins superbes bien sûr.

 

Pour cette fameuse soirée de lancement, nous étions tout un groupe de bloggeuses, qu’un bus anglais à l’ancienne attendait à Victoria – direction le studio de la marque à Battersea, dans le sud de Londres. Là, un membre de l’équipe ayant participé à la création d’Urban + Antidotes, nous a expliqué le concept de la ligne et a répondu à nos questions. Ensuite, nous pouvions nous faire coiffer et prendre en photo avec une mise en scène façon « prison ». Et là j’avoue ne pas bien avoir compris…

Je trouve ça sympa de nous coiffer, mais, dans la mesure où la nouvelle ligne ne comprend que des shampooings et des après-shampooings, et aucun coiffant, j’ai trouvé cela un peu inutile. Je dois ajouter que, autant mon amie a été super bien coiffée en 5 minutes chrono par une « top stylist », autant le sympathique jeune homme qui s’est occupé de moi semblait avoir un peu plus de mal : après avoir décidé d’humidifier mes cheveux avant de procéder au brushing, il a en fait préféré le faire sur cheveux secs… mais forcément, après m’avoir tiré (et arraché) les cheveux pendant une bonne demi-heure, le résultat n’était pas fameux.

Ceci, ajouté à ma photogénie approximative, fait que je préfère afficher ici la photo de mon amie Julie - merciiii Juliiiiie :-)


Après ces aventures, nous sommes reparties avec les produits adaptés à nos « péchés capillaires ». Niveau 1 de dommage pour moi (utilisation régulière du lisseur mais peu de colorations et bon entretien), niveau 2 pour mon amie (cheveux longs avec mèches claires). Cela fait donc environ un mois que j’utilise le duo shampooing – après-shampooing « Re-Energize ».

Première constatation, ca sent chimique et vraiment trop la noix de coco. Cette dernière est la note de fond commune à toute la ligne Urban + Antidotes et c’est bien joué… du moins pour le marché anglais (ici les filles adorent cette senteur et en abusent) car je doute que cela plaise aux Françaises par exemple.

Deuxième constatation, les produits sont super pratiques à utiliser : ils sont conditionnés en tubes, tête en bas, souples – le top, en fait. Faciles à doser et à appliquer, ils sont en ce sens totalement adaptés à la cible jeune et urbaine.

Ensuite, ils se rincent assez facilement, et ne laissent pas les cheveux gras – j’ignore si les niveaux 2 et 3 ont le même fini. En revanche, gros point négatif, l’après-shampooing n’aide pas du tout au démêlage, ce qui m’a beaucoup déçue. Mais le résultat final est plutôt sympa : tout au long de mon mois d’utilisation, mes cheveux sont devenus un peu plus doux et souples, et j’ai l’impression qu’ils ont été protégés du fer à lisser car j’ai constaté un peu moins de fourches que d’habitude ! Bref, un bon duo de produits, mais je serais curieuse de savoir si les chevelures les plus endommagées ont constaté des changements importants avec le programme 3 « Resurrection » car là est le nerf de la guerre – il ne nous reste plus qu’à guetter les avis bloggeuses & conso…

 

Désolée pour ce long article mais il y en a des choses à dire sur cette marque :-) A vous de prendre le relais maintenant… Connaissiez-vous TIGI ? La rencontrez-vous dans beaucoup de salons de par chez vous ? Quel est votre avis sur le concept et, si vous les avez essayés, les produits ?

Pratique

Pour trouver un salon dépositaire n’importe où en Europe utilisez le Salon Finder sur le site de TIGI.

En France comme en Angleterre, les prix sont très variables, selon la marge que le coiffeur essaie de se faire… En gros, comptez 13€ ou 8£ pour un shampooing et jusqu’à 20€ ou 10£ pour un coiffant. Au Royaume-Uni, on trouve de nombreuses promotions : grands formats, lots de 2, prix réduits et même certains articles atterrissent dans des solderies à des prix dérisoires ! Le bon plan reste de se les procurer sur des sites web comme Feel Unique et tant d'autres.

Les avis conso sur Beauté-Test

lundi 28 juin 2010

Creed

Si je vous dis "Creed", vous pensez peut-être à...
..."Credo" en Anglais
...un jeu vidéo à succès: "Assassin's Creed"
...un groupe de rock américain du même nom

Mais Creed est aussi le nom d’une grande Maison de parfumerie franco-anglaise, qui est le thème de mon billet aujourd’hui.

Il s’agit d’une société créée à Londres en 1760 – faisant de Creed une des plus anciennes marques de parfums au monde, plus vieille que Guerlain !









D’abord fournisseur de soies d’Extrême-Orient et de tissus fabriqués en Ecosse, Creed se fait rapidement un nom dans le parfum. De part leur qualité et leur raffinement, les fragrances mises au point par James Henry Creed, fondateur de la griffe, séduisent peu à peu les grands de ce monde. Le buzz commence en Angleterre où la Cour et la reine Victoria elle-même font de Creed leur fournisseur officiel. C’est ensuite au tour de Napoléon III et sa femme, l’impératrice Eugénie, mais aussi des cours d’Autriche-Hongrie et d’Espagne de succomber.



En 1854, à la demande de l’impératrice Eugénie, l’entreprise ouvre une succursale à Paris, d’où la double casquette franco-anglaise de Creed. Là, la marque créé notamment des parfums sur-mesure pour une clientèle huppée.

Aujourd’hui, les clients célèbres sont David Beckham, Michelle Obama, en passant par Madonna, Robert Redford ou Laura Bush. Creed séduit des personnes très différentes, en recherche de parfums raffinés et gages d’un certain classicisme tout ayant leur touche d’originalité.

Bien évidemment, cela a un prix : ceux des parfums Creed sont supérieurs à la moyenne – tout en n’étant pas totalement inabordables non plus. La marque l’explique par plusieurs particularités.

Tout d’abord, elle indique choisir soigneusement les essences qui entrent dans la composition de ses créations : un maximum d’ingrédients naturels, et une sélection des meilleures matières premières de part le monde telles l’iris de Florence (très chère !) ou la rose de Bulgarie.

Deuxièmement, les techniques de fabrication utilisées sont artisanales. Que ce soit pour les essences, filtrées à la main, ou les flacons en verre avec leur bouchon garni de cuir naturel, le mot d’ordre chez Creed est très clairement la tradition.

Enfin, la marque se targue d’être restée familiale – sa baseline est d’ailleurs « de père en fils depuis 1760 ». Car depuis sa fondation, la marque est passée entre les mains de six générations de la même famille. Celui qui est aux commandes à l’heure actuelle se nomme Olivier Creed. Il est en train de former son fils Erwin, qui a déjà contribué à la création des tous derniers parfums Creed.



Creed propose trois gammes de parfums :

Millésime qui comprend des eaux de parfums masculines, féminines et mixtes

- Eaux de toilette

- Collection privée (la ligne la plus ancienne)

La marque commercialise également des soins du corps et des savons ainsi que des accessoires (notamment bougies et luxueuses trousses de toilettes en cuir).

Ce qui caractérise Creed, c’est, d’abord selon moi, la tenue de ses parfums. Qu’il s’agisse d’hespéridés en apparence légers, ou de senteurs plus capiteuses qui annoncent d’entrée la couleur, Creed est une marque de choix pour ceux qui aiment se parer d’un sillage qui dure.

Liée à cette tenue, c’est la force des parfums Creed qui fait aussi leur renommée. Quand je travaillais chez Old England, je voyais beaucoup de diplomates africains se fournir chez Creed : en effet, sur les peaux noires (j’ignore si c’est une question de pH, d’épaisseur ou autre), rares sont les parfums qui ne « tournent » pas – beaucoup affirmaient « sur moi, il n’y a que les parfums Creed qui vont ».

Les deux best-sellers de la marque sont Love in White chez les femmes et Green Irish Tweed chez les hommes.

 

Love in White est une création toute récente au vu de la longue histoire de la marque : ce parfum a été lancé en 2005. Il y a une anecdote assez drôle au sujet de ce parfum : alors que le premier flacon a été offert à Laura Bush, first lady à l’époque du lancement, la plus célèbre addict actuelle à Love in White n’est autre que… Michelle Obama !

Je trouve la composition très jolie : aux fleurs printanières (magnolia, narcisse, jacinthe blanche), s’ajoutent des notes d’iris, d’écorce de riz et de vanille. Ce parfum est vraiment beau, très élégant, tout en féminité mais avec de la retenue : je comprends tout à fait qu’il séduise des femmes « d’état ». Pour ma part, il est assez fade comparé à ce que je porte habituellement ; je préfère les fragrances plus marquées.

Peu après Love in White, Creed a lancé Love in Black : plus sensuel, il met l’accent sur la violette et rendra dingues toutes les fans de cette fleur féminine et gourmande !

D’autres références célèbres chez les femmes sont Spring Flower(un floral frais fruité exubérant), inratable avec son flacon rose vif et Fleurissimo(un floral très glamour), porté par Madonna.

Du côté de ces messieurs, Green Irish Tweed est une valeur sûre. Il s’agit d’une construction relativement classique à base de verveine, de santal et de citron, qui a la particularité d’être fraîche tout en ayant une présence et une tenue fortes, caractéristiques de Creed. Je trouve le nom vraiment évocateur : on retrouve la verdeur apportée par la verveine, et le côté lourd, sérieux et classique que rappelle la matière tweed.

Creed propose de nombreux autres parfums masculins : Bois du Portugal séduira les amateurs de senteurs boisées, épicées et chaleureuses, Himalaya contentera ceux qui préfèrent la fraîcheur, tandis qu’Erolfa plaira aux fans de fragrances marines.



Une autre création intéressante – bien qu’elle ne me plaise vraiment pas du tout – est mixte, il s’agit de Virgin Island Water. Le jeune Erwin Creed a contribué à la construction de ce parfum assez surprenant, où une des notes dominantes est la noix de coco – voilà pourquoi j’ai du mal. Alors que cette note fait facilement cheap, je trouve qu’elle a été habilement mariée aux autres matières (agrumes, fleurs blanches, musc) pour aboutir à un résultat rafraîchissant et dépaysant, bien loin des senteurs sucrées et pseudo-exotiques qui ne siéraient pas à la marque.



En bref, Creed me semble être une marque de parfums intéressante pour ceux qui recherchent raffinement et qualité, qui ne sont pas encore prêts à se tourner vers des créations sortant trop des sentiers battus, mais qui veulent quand même d’aventurer au-delà des marques habituelles. Car la marque étant assez confidentielle, même si vous portez le best-seller assez classique qu’est Green Irish Tweed, vous aurez assez peu de chance de le croiser aussi souvent que les parfums de lessiviers du genre Hugo Boss (get a life !) ou derniers Calvin Klein (mais que s’est-il passé entre le magique Eternity for Men et l’eau de vaisselle techno CKIN2U ?).

Ce qui est assez drôle avec Creed, c’est la façon dont elle semble jouer avec sa « double nationalité ». D’après ce que j’ai cru comprendre en surfant sur des sites britanniques et américains, dans ces pays, Creed joue à fond la carte française. Alors qu’en France, elle essaie de se distinguer des autres marques de niches non seulement par son caractère « aristo » mais aussi par son côté anglais tellement chic – sauf que l’adresse du siège, situé à Paris, est écrite en tellement gros sur les flacons qu’on ne sait plus à quel saint se vouer. Ce double jeu est habile mais manque un peu de transparence (hum!), du coup cela me refroidit quelque peu…

Pour finir, il s’agit à mes yeux d’une très belle marque, de qualité, et qui, malgré le passage des années, ne semble pas s’être compromise. Personnellement je suis rebutée par les flacons ultra ringards (leur forme, les dorures… bouh !) et par l’insistance sur le côté royal/aristo – mais je sais que cela fait tripper certains, et il en faut pour tous les goûts.

En revanche, que ce soit pour ses fans ou ceux qui passent simplement devant leurs stands, un peu d’efforts dans le merchandising et une petite relecture des affichages (l’accent aigu dans « de pére en fils » me filait de l’urticaire chaque fois que je l’apercevais) ne feraient pas de mal histoire d’assurer sur tous les plans.

Oui, je sais, je chipote, mais bon, en cours de marketing du luxe on m’a appris qu’un des éléments essentiels était « le sens du détail » alors…

A ceux qui connaissent Creed, où avez-vous aperçu cette marque et qu’en pensez-vous ? Aux néophytes, vous sentez-vous attirés par ces parfums ?

 

 

Pratique

En France, la marque Creed a une boutique en propre au 38, avenue Pierre Ier de Serbie (Paris 8e), et propose une sélection de parfums dans des grands magasins comme Le Bon Marché, Printemps Haussmann, Old England…

Au Royaume-Uni,  vous les trouverez dans des grands magasins comme Harrods ou Liberty ainsi que chez la chaîne de parfumerie de niche Cologne & Cotton.

En France, comptez environ 100€ pour une eau de parfum 75 ml. Outre-Manche, aux alentours de 80£.

Les avis conso sur Beauté-Test

lundi 7 juin 2010

Abahna

Enfant, je prenais des bains la plupart du temps. Au fil des années et avec un emploi du temps de plus en plus chargé, je suis évidemment passée à la douche. Mais ces instants de détente rien qu'à moi me manquent alors je m'n offre un de temps en temps. D’ailleurs, je trouve qu’en France on n’est pas très « bain », ou alors de moins en moins. J’ai remarqué que dans d’autres pays comme l’Italie et la Grande-Bretagne, ce rituel d’hygiène et de détente est encore très ancré dans le quotidien des habitants. Par conséquent, l’offre de produits pour le bain y est plus importante et plus variée que chez nous. Abahna fait partie de ces très jolies marque britanniques axées sur ce segment.

Quand j’ai commencé à travailler au rayon parfumerie du grand magasin parisien Old England en 2007, j’étais loin de me douter que tout ce que j’y avais découvert me serait extrêmement utile pour un blog que j’allais crééer à Londres trois ans plus tard ! Une des marques anglaises présentes dans ce point de vente et qui m’intriguait beaucoup, était Abahna.

Intrigante pour plusieurs raisons...

Tout d’abord ses packagings. Je trouve qu’ils attirent irrésistiblement l’attention, qu’on aime ou pas. Ce mélange d’épuré – de part les formes très simples, et le fond blanc cassé – et de sophistiqué – grâce aux arabesques de couleur autour du logo ainsi qu’aux jolis petits rubans noirs – se détache nettement de tout ce qu’il peut y avoir autour. Et rien que pour ça, je tire mon chapeau à Abahna : sur des linéaires surchargés, et sans en faire des tonnes, la marque a réussi à trouver une identité visuelle qui la distingue à coup sûr. Personnellement je suis fan : je déteste le bling-bling (le dernier mascara de L’Oréal peut donc aller se rhabiller), mais aime quand même un soupçon de sophistication (sans doute pour ça que l’achat de produits de para ne m’excite pas toujours).









Intrigante aussi parce que je ne connaissais pas cette marque avant de la croiser chez Old England. Et vous me connaissez maintenant, alors vous savez qu’il n’en faut pas plus pour me faire sautiller d’impatience ! Par conséquent, j’ai tenté de me renseigner… et je n’ai pas trouvé grand-chose. Mais j’ai quand même découvert que la marque a été créée par Claire Croft, Britannique et… designer : voilà d’où vient la délicatesse qui transparaît dans l’identité visuelle de la marque !


Elle-même férue de bain, elle décide de lancer en 2006 avec l’aide de son mari Edward, une ligne de produits fabriqués au Royaume-Uni et dépourvus de parfums synthétiques, colorants artificiels, huiles minérales, paraffine, parabènes, Sodium Laureth Sulfate et Sodium Laureth Ether Sulfate (ces deux substances sont des agents nettoyants utilisés dans la plupart des produits d’hygiène en raison de leur faible coût, mais qui peuvent être irritantes pour certaines personnes). De plus, Abahna met un point d’honneur à produire des packagings recyclablesle papier provient de forêts aménagées de façon durable et les encres et colles sont formulées à base d’eau. Bref, on sent que la marque a essayé de faire un maximum d’efforts pour coller à la tendance naturelle. Cependant, comme c’est le cas de nombreuses marques britanniques axées sur le naturel, Abahna ne fait ni de 100% naturel, ni de 100% bio : elle garantit seulement qu’elle utilise et privilégie un maximum d’ingrédients naturels voire biologiques.

Simplicité et sophistication à la fois semblent être le leitmotiv de la marque donc, y-compris dans son offre de produits. Abahna propose seulement 4 gammes, chacune ayant sa propre senteur et son logo.









Tout d’abord White Grapefruit & May Chang : l’huile issue du zeste de pamplemousse blanc est sensée apporter bonne humeur et positivité, tandis que la verveine exotique (may chang en Chinois) a la réputation d’être efficace contre l'angoisse, l'agitation ou l'insomnie. C’est la gamme à choisir si vous aimez les fragrances fraîches et citronnées pour leurs propriétés énergisantes. Je trouve cette senteur plutôt réussie mais personnellement je n’aime pas la famille des hespéridés pour mon usage personnel, par conséquent cette ligne ne m’attire pas du tout.








Pour la relaxation, c’est vers Frankincense & Sweet Orange qu’il faut se tourner. C’est clairement le premier ingrédient, à savoir l’encens extrait d’arbres de la savane somalienne, qui domine. Le côté zesté de l’orange douce est assez mineur, du coup cette senteur a clairement un côté mystique, parfaite pour un bain délassant.












Vient ensuite ma favorite, Frangipani & Orange Blossom. C’est la ligne la plus glamour de la marque. J’adore l’aspect féminin et entêtant apporté par l’huile de fleur de frangipanier qui fait tout de suite voyager. En parallèle, la délicatesse de la fleur d’oranger apaise et calme. J’adore cette senteur car je la trouve très chaleureuse sans être trop sucrée, et terriblement glamour sans être lourde. Une vraie réussite !


Enfin, la ligne que j’ai testée est Himalayan Cedarwood & Rose Otto. Dans mon souvenir, la rose otto, récoltée en Bulgarie, était plus présente. Mais c’est en fait le bois de cèdre de l’Himalaya qui prédomine avec sa profondeur et sa chaleur épicée. La marque explique que ce mélange est sensé évoquer force, confiance et amour… mais moi je la trouve surtout beaucoup trop boisée et aromatique. Et malgré la présence de rose et le joli logo violet, cette senteur me semble être bien plus mixte que féminine.


Chaque ligne comprend les produits suivants : bain moussant, huile de bain (un geste dont les Anglais sont fans), sels de bain, gel douche, lait pour le corps, exfoliant pour le corps, savonnette, savon liquide pour les mains et bougie. On trouve aussi des diffuseurs d'huile d'ambiance, de l'huile pour le corps ou encore un hydratant pour les mains dans certaines des lignes.






Abahna propose également un produit plutôt original et qui a fait pas mal parler de lui dans la presse britannique : il s’agit du Foam blending set – comprenant trois des mélanges d’huiles parfumées de la marque, une base de bain moussant neutre contenant du miel, de l’aloe vera et de la camomille, un bol en céramique et une cuillère en coco et nacre ( ! ), il permet de concocter soi-même son bain moussant ! Je trouve ce coffret absolument génial pour quiconque est féru de bains.






Pour ma part, j’utilise actuellement deux produits de la ligne Himalayan Cedarwood & Rose Otto. Pour la petite histoire, j’ai aperçu ces articles chez le soldeur TK Maxx, avec une réduction de plus de 50% - étant persuadée qu’il s’agissait de la fragrance que j’aimais le plus chez Abahna, je n’ai même pas réfléchi une seconde avant de les mettre dans mon panier ! En fait, c’était Frangipani & Orange Blossom que j’avais en tête, mais il faut avouer que ces noms compliqués ne sont pas évidents à retenir

Bref, je ne vais pas épiloguer sur la senteur car j’en ai déjà parlé plus haut, alors venons-en aux produits eux-mêmes. Le Hand Wash (savon liquide pour les mains) et le Shower Gel (gel douche) ont tous les deux la même contenance (250 ml) et le même packaging (flacon-pompe en plastique transparent). Et pas que : ils ont EXACTEMENT la même liste d’ingrédients (vous pouvez vérifier sur le site de la marque qui a l’honnêteté d’afficher la liste complète pour chaque produit) dans le même ordre, ce qui me fait supposer qu’ils sont en même quantité.

Et l’expérience produit est effectivement identique. Le savon pour les mains comme le gel douche se présentent sous forme de gel transparent, ni trop liquide, ni trop épais. Le pouvoir moussant est très légèrement inférieur aux produits contenant des tensio-actifs banals, mais j’ai été très agréablement surprise car la différence est vraiment mineure. Du coup, il faut assez peu de produit (une pression pour les mains, deux pour le corps) et la répartition est rapide et facile. Pareil pour le rinçage, aucun souci. Mais c’est surtout la sensation après utilisation qui est remarquable, notamment au fil du temps. Pour les mains cela est moins évident puisque j’utilise des savons plus agressifs au bureau ou dans d’autres lieux publics. Mais avec ce gel douche Abahna, j’ai vraiment remarqué une différence au niveau de la douceur de ma peau : elle ne tire pas après la douche, et est surtout de plus en plus satinée jour après jour. J’ignore s’il s’agit de la base lavante douce ou d’autres ingrédients, mais je dois avouer être assez bluffée. Par conséquent, je crois que je vais me mettre à décortiquer les étiquettes de mes prochains gels douche histoire de privilégier ce type d’ingrédients...



Pour parler rapidement de la senteur toutefois, elle est vraiment bien présente. Au fur et à mesure que l’on fait mousser le produit, l’odeur se répand dans la salle de bain et devient assez forte ! En revanche, elle s’évanouit rapidement une fois le produit rincé. Ce qui est bien et moyen à la fois : les fans devront vraiment embrayer sur le lait pour le corps pour garder le parfum sur leur peau, les autres seront ravis de pouvoir utiliser un hydratant ou un parfum à la senteur différente. Pour ma part c’est impeccable car le peu qu’il reste de Himalayan Cedarwood & Rose Otto s’accorde bien mon hydratant du moment, la crème pour le corps Rosewater de Crabtree & Evelyn dont je vous ai parlé dans mon article précédent !

Pour résumer, Abahna est une marque que je trouve réussie y-compris sur le plan marketing. Elle propose une gamme courte et cohérente, facile à comprendre, on s’y retrouve très rapidement. Les 4 senteurs sont bien différentes : chacune ses propriétés et ses bénéfices, et le fait de leur avoir trouvé un logo particulier mais bien dans les codes de la marque est assez astucieux ! D’autre part, Abahna a, pour le moment, résisté à la tentation de trop s’éparpiller : tous les produits s’articulent autour de l’univers du bain et j’espère que lorsque Claire Croft voudra élargir son offre, elle se lancera dans une autre ligne parfumée (ou alors des accessoires de bain ?) plutôt que dans des petits gâteaux ou de l’huile d’olive…

J’aime aussi beaucoup le fait que les produits soient fabriqués au Royaume-Uni (à quelques petites exceptions près – notez que les sels de bains viennent de l’Himalaya !) ainsi que le reste des engagements environnementaux de la marque: preuve qu’éthique ne veut pas forcément dire « roots », Abahna fait rimer cela avec glamour et design, bien dans son temps !

Malgré des prix élevés qui font que ses produits ne s’adressent pas à tout le monde, Abahna est déjà vendue dans vingt pays dans le monde et je lui souhaite de continuer sur cette belle lancée !

Que pensez-vous de cette griffe un peu à part ? Abahna vous semble-t-elle synonyme de snobisme British bon pour les concept-stores, ou de marque parfaite pour faire plaisir ou vous faire plaisir lors de votre prochaine escapade londonienne ?



Pratique

En France, il me semble qu’Old England a malheureusement arrêté Abahna suite à une réduction de son nombre de marques. En revanche on peut les trouver chez The Conran Shop à Paris ainsi qu'à la boutique strasbourgeoise La Boîte à Bougies. Les sites de ces deux magasins font de la vente en ligne. Le site officiel de la marque livre en France.

Au Royaume-Uni, Abahna est présente dans quelques grands magasins et boutiques comme Liberty ou... Pure Massage ;-) Pour ma part j’ai trouvé quelques produits à -50% chez TK Maxx – d’ailleurs ce destockeur propose en ce moment le Bath Blend Kit pour 19,99£ sur son site de vente en ligne !

Prix : en France de 21 à 67€ ; au Royaume-Uni de 6 à 27,50£ pour les produits, de 15 à 150£ pour les coffrets.
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