lundi 25 octobre 2010

Balance Me

Les Anglais et la nature, c’est une grande histoire d’amour : pensez à la légendaire campagne anglaise, à la passion des mamies British pour la rose ou le muguet, à The Body Shop... Du coup, la tendance cosméto naturelle est loin d’être nouvelle outre-Manche, et est super développée. Aujourd’hui c’est de Balance Me que je vais vous parler : une marque naturelle qui monte, qui monte…

La marque


Tout commence quand Clare Hopkins, alors âgée de 18 ans à peine, créé une huile 100% naturelle  à base de genévrier et de bergamote pour sa sœur Rebecca (ex-communicante chez L’Oréal Division des Produits de Luxe à Londres) qui était alors enceinte et craignait de voir sa peau se parer de marbrures...

Deux enfants (et zéro vergeture m’a assuré Rebecca !), quelques produits plus tard et des critiques très enthousiastes de la presse au passage, les deux sœurs sont à la tête d’une des marques naturelles les plus tendance du moment : Balance Me.

Selon Rebecca (que je remercie beaucoup d'avoir répondu à mes questions), trois éléments distinguent Balance Me des autres marques naturelles :

  • une haute concentration en huiles essentielles

  • une action sur la peau mais aussi sur l’esprit grâce au parfumage naturel des produits

  • des produits qui fonctionnent vraiment et qui donnent des résultats visibles.


Le tout, fabriqué au Royaume-Uni et certifié Ecocert, ce qui devrait plaire aux natur’addicts françaises puisque cette certification est de chez nous !

Balance Me s’engage aussi à ne pas utiliser de parabènes, sulfates, PEG, huiles minérales, colorants et parfums artificiels ou encore silicones. Et les compositions complètes sont sur le site officiel de la marque donc pas de surprise de ce côté-là.

Côté produits, Rebecca m’a confié que ses chouchous perso sont l’exfoliant à la menthe verte (Skin Brightening Exfoliating Spearmint Polish) qui est un des grands succès de la marque grâce à sa triple action gommante / stimulante / hydratante, ainsi que l’huile que lui a concocté sa sœur Clare, la Super Oil with juniper & bergamot. Par chance, cette dernière, ainsi que 2 autres produits, fait partie du joli colis que la marque m’a gracieusement envoyé…

Le test


Premier produit à passer sur la sellette : le gel douche Super Wash with juniper & bergamot. Je n’avais jamais utilisé de gels douche naturels auparavant, du coup je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Non en fait pour être tout à fait honnête avec vous, je ne suis pas une accro au naturel alors j’avais un peu peur – voilà, c’est dit. Eh bien j’ai été très agréablement surprise !



J’avais toujours entendu dire que les gels douche naturels étaient trop liquides et qu’on avait tendance à en mettre trop… Pas de souci avec celui de Balance Me dont la qualité de la texture est en tous points comparable aux gels douche « chimiques » : vraie texture gel qui ne coule pas partout, répartition facile, mousse abondante et rinçage éclair sont au rendez-vous. Je n’ai pas été très enthousiasmée par l’odeur (encore une fois, je ne suis ni habituée ni particulièrement fan de tout ce qui est totalement naturel) dégagée pendant l’utilisation car je l’ai trouvée très végétale et trop présente – mais une fois la peau rincée, c’est parfait : un parfum léger, naturel sans faire trop « roots ».

Il existe d’autres parfums de gels douche chez Balance Me : Rose Otto pour les fans de la reine des fleurs, Petitgrain & Green Myrtle qui fait aussi savon pour les mains, Shea Butter & Yarrow aux propriétés hydratantes, Ylang Ylang & Frankincense à la senteur délassante et enfin Lime & Ginger pour les matins difficiles.

J'ai continué mon rituel avec la fameuse Super Oil assortie avec beaucoup d’espoirs – si elle est plébiscitée par la rédactrice en chef beauté de Vogue UK, c’est qu’elle doit être bien !



Alors commençons à l’envers, avec les résultats : peau hyper souple (y-compris le lendemain de l’application), nourrie, tonifiée au fil des utilisations et efficace même sur les zones très sèches et rugueuses. En revanche, l’application a été assez pénible : le produit est assez épais, gras (forcément), pas super facile à répartir et encore moins à faire totalement pénétrer. J’ai eu beau attendre avant de me rhabiller, la sensation sur la peau restait assez désagréable, et le produit donnait son odeur assez forte à mes vêtements. A recommander aux habituées et amatrices d’huiles… les autres préfèreront une huile sèche, chimique certes, mais moins contraignante.

Pour info, et si l'association genévrier / bergamote ne vous dit pas trop, il existe une autre huile pour le corps chez Balance Me, au néroli et fruit d’églantier, dont Claudia Schiffer est fan !

Dernier produit : une nouveauté chez Balance Me - la Super Moisturising Hand Cream with yarrow and shea butter. Cette crème pour les mains au beurre de karité et l’achillée millefeuille (dont les vertus médicinales sont connues depuis la préhistoire m’informe l’ami Wiki) a reçu le « Beauty Insiders’ Choice » du CEW (Cosmetics Executive Women) 2010, et si vous avez lu mon article sur les awards vous savez à quel points chacun de ces petits macarons compte, surtout pour les jeunes marques.



Balance Me nous explique que c’est la crème la plus riche qu’ils aient créée à ce jour, à utiliser sur les mains (la première partie de notre corps à montrer les signes de l’âge, nous rappelle la marque) bien sûr mais aussi sur les pieds ou sur toutes autres zones très sèches du corps.

Je n’ai pas encore les mains marquées par les signes du temps, merci bien, mais avec le froid qu’il fait à Londres en ce moment je trouve cette crème vraiment efficace, instantanément. Elle procure une sensation de confort intense dès l’application et laisse la peau souple et nourrie. Mais là encore, côté facilité d'utilisation, c'est une autre histoire (d’ailleurs la marque se garde bien de promettre quoique ce soit au sujet de la pénétration du produit) : du coup je recommande d’éviter absolument les paumes, car à la moindre humidité sur cette zone, le produit rend les mains poisseuses et glissantes – mon chéri a même refusé de me tenir la main après que j’aie utilisé cette crème juste avant de sortir affronter les températures londoniennes… pas glop ! A utiliser en frottant les mains dos à dos donc.

La marque a un autre produits star mais que je n’ai pas eu l’occasion de tester : Stellar Beauty Balm, un baume à tout faire que la rédac’ chef beauté de Grazia UK a rebaptisé « le Louboutin des baumes à lèvres »... tout un programme! Balance Me propose également des soins capillaires, des baumes à lèvres et des baumes pour le corps.

Mon verdict


Pour faire un bilan en tant que consommatrice et marketeuse à la fois, façon j’aime / j’aime pas, je dirais que j’aime chez Balance Me…

…son identité visuelle : une jolie typo, des volutes végétales qui permettent à Balance Me de se démarquer, des packagings tout sauf ennuyeux grâce à leurs couleurs vives et acidulées

…son dynamisme : en cinq années seulement et avec une équipe réduite, Balance Me a développé plus d’une vingtaine de produits, conquis la presse féminine (avoir une communicante passée par un des leaders mondiaux du secteur, ça peut aider), récolté moult awards, et assure une présence commerciale importante au Royaume-Uni (notamment chez John Lewis et Waitrose ainsi que sur la chaîne de shopping télévisé QVC) mais aussi en Scandinavie, en Belgique, à Hong-Kong et à Singapour !

…l’honnêteté de son approche : des promesses simples à comprendre et pas surfaites (cf. la crème pour les mains), des compositions des produits affichées sur le site et des prix raisonnables



Mais j’aime moins

…les odeurs et textures de certains produits, qui auront du mal à convertir les « non-naturelles »

…le fait que les marques naturelles se multipliant, on retrouve des similitudes entre elles : le logo « Balance Me Promises » me fait penser à celui de REN Skincare et le nom à celui de la pionnière française Doux Me.



Adeptes de naturel, avez-vous trouvé une super idée shopping pour votre prochain séjour à Londres ?

Habituées au « chimique », une marque comme Balance Me arriverait-elle à vous faire basculer du côté vert de la force ?

 

Pratique

En France, Balance Me a un seul revendeur, assez curieux d'ailleurs: une chambre d'hôtes dans les Landes. Si vous n'êtes pas prêts à aller jusque là-bas pour un gel douche et une huile corporelle, sachez que le site de la marque livre en France.

Au Royaume-Uni, nombreux revendeurs dans tout le pays, notamment les chaînes de grands magasins John Lewis et de supermarchés Waitrose.

Prix: de £4 le mini gel douche à £24 la Super Moisturising Oil with neroli & rosehip

lundi 18 octobre 2010

Lancement - TopShop Make Up "Heavy Duty Collection"

Quel point commun entre la Française Lollipops, la Suédoise H&M, l'Américaine American Apparel, et les Anglaises Accessorize et TopShop?
Si vous avez lu mon billet de fin septembre, vous avez la réponse : toutes ces marques de vêtements/accessoires se sont lancées, plus ou moins récemment, dans le maquillage.

Celui de TopShop s'est fait, importance de l'enseigne oblige, en grandes pompes. Relations presse de folie, évènement bloggueuses, affichage en vitrines et dans les magasins, rhabillage des sacs qui a transformé toutes les serial shoppeuses en femmes-sandwiches...
Bref, impossible d'avoir loupé cette incursion dans la beauté par ce qui est sans doute l'enseigne de fringues préférées des Britanniques.

Ce lancement datant d'il y a quelques mois déjà, c'est aujourd'hui de leur collection saisonnière que j'aimerais vous parler dans cette rubrique "Actualités".


Eh oui, il n'y a pas que Bourjois ou Lancôme qui sortent des "looks" tendance pour l'automne ou le printemps. TopShop a récemment mis sur le marché une collection automnale intitulée "Heavy Duty collection" (de 6 à 9 livres). Exit les parisiennes midinettes ou le romantisme de l'été indien, ici l'inspiration est plutôt grunge - "heavy duty" signifie "lourd" comme dans "poids lourd" ou "travaux lourds"...

Autour de cet esprit urbain et industriel, TopShop nous a concocté:
- 3 Nails (vernis à ongles) : Future, Grunge et Lead (=plomb), très foncées et avec des reflets façon tâche d'huile
- 4 Solid Gel Eyeliner : Ravine, Etch, Steely et un surprenant rose fluo nommé Facet
- 2 Duo Eyeshadow : Greyscale et Thunder (j'adore ce bleu pétrole-pétard)
- 2 Chunky Crayon : Burnish et Graphite
- 1 Mascara
- 1 Loose Kohl Dust pour s'en mettre partout histoire de se faire un oeil mi-panda mi-grunge
- 2 types de faux-cils
- 3 Lipgloss : Gloom (un brun foncé aux reflets presque gris), Volt et Undertone
- et enfin 1 Lip Marker Pen dans une seule teinte : Berry



Le Lip Marker Pen fait pas mal parler de lui car il s'agit d'un type de produit qui, s'il est totalement banal aux USA, l'est beaucoup moins en Europe: il s'agit d'un marqueur à lèvres, véritable "lip stain", qui colore les lèvres d'une teinte longue tenue grâce à une absence totale d'ingrédients cireux ou huileux.
Parfait pour un effet "lèvres mordues" qui a été beaucoup vu sur les défilés Automne/Hiver... et pour essayer de se faire une place sur un marché des lipstains qui attire de plus en plus d'appétits (Max Factor vient de se lancer ici, on attend Maybelline d'une semaine à l'autre)...

lundi 11 octobre 2010

Lancement - Manolo Blahnik s'entiche de Miller Harris

Je vous ai déjà parlé du fabuleux magasin Liberty et de l'excellente marque de parfums niche Miller Harris...

Eh bien cette combinaison déjà bien intéressante est enrichie d'une collaboration avec le célèbre chausseur Manolo Blahnik à qui Liberty a décidé de laisser carte blanche. Le temps d'une collection d'accessoires exclusive pour le grand magasin, la marque célébrée par Carrie Bradshaw et ses amis se réinvente autour des imprimés Liberty.

Et c'est dans ce cadre qu'elle s'est associée à Miller Harris pour le lancement d'une bougie parfumée en édition limitée. La fragrance de cette bougie intitulée "Bouton de Rose" est, selon Kristina Blahnik, petite-fille du créateur, une “évocation précise des senteurs de roses, de citron, d'orange et de baies que l'on respire quand on se promène dans la demeure du 17ème siècle de mon arrière grand-père aux Canaries - Manolo adore cet endroit", précise-t-elle. Tout un programme!

En rupture de stock il y a quelques jours, Liberty vient d'être réapprovisionné! A l'approche des fêtes de fin d'année, cette bougie collector me semble être une idée cadeau bien sympa pour les fans de Monsieur Blahnik... et ce, pour "seulement" £36, soit un dixième du prix d'une paire de ses chaussures ;-)

lundi 4 octobre 2010

Donnez, donnez, do-do-onnez...

Personnes âgées isolées, femmes battues, malades de cancers du sein ou autre, élèves défavorisés, animaux maltraités… Au Royaume-Uni, toute cause est bonne pour faire du business. Chacune a sa kyrielle de charities ou associations caritatives, qui emploient 1 personne sur 50 dans le pays ! Publicités dans le métro montrant des ados SDF vous implorant du regard, appels téléphoniques destinés à vous soutirer 1£ par mois pour les chiens abandonnés, pleines pages dans les magasines et journaux avec des gros plans sur des becs de lièvres d’enfants du bout du monde, pages de publicité montrant des blessures béantes dans des hôpitaux délabrés… le choix est large et le sensationnel au rendez-vous.

Pourtant les Anglais, éduqués au stiff upper lip (littéralement : lèvre supérieure raide, l’opposé de ce qu’il nous arrive quand on s’apprête à pleurer) font tout pour ne pas montrer leurs émotions en public. Au pub, ils préfèrent multiplier les pintes de bière tiède qui les font délirer plutôt que de se lancer dans des conversations profondes sur des sujets trop personnels. Au travail, on ne plaisante pas trop et on évite les discussions d’ordre privé –  c’est la business attitude qui règne. Mais quand il faut donner pour une charity, quelle qu’elle soit, et peu importe ses revenus, ils répondent « présent », et en masse. Une séance de rattrapage pour la bonne cause, en somme.

Alors forcément, les moyens sont là et les sollicitations véritablement incessantes. Je dois avouer que quand on n’y est pas habitué, c’est assez insupportable et ça peut même carrément enlever l’envie de jouer le jeu. Mais bon, c’est vraiment un des dadas des Britanniques alors toutes les industries essaient de se faire une place dans ce business, y compris celle de la beauté. C’est au travers de deux initiatives très importantes au Royaume-Uni que j’aimerais vous en dire plus à ce sujet.

 

La première est une association qui se nomme « Look Good… Feel Better ». Créée il y a presque 20 ans et maintenant présente dans 21 pays, il s’agit d’une initiative très intéressante. Le principe : organiser des ateliers rassemblant des femmes atteintes de cancer, et les aider à se sentir mieux grâce à des activités liées à l’amélioration de leur apparence. Cela va de retrouver le goût à se maquiller, à apprendre à choisir sa perruque, savoir poser son foulard sur la tête ou redessiner des sourcils devenus trop rares.

Un des points critiques pour LGFB est de collecter des produits de beauté et des fonds. Mais pas de souci pour l’association, toutes les entreprises du secteur se bousculent au portillon. Pendant que Procter & Gamble fournit un entrepôt gratuit, une multitude d’entreprises offrent des produits : Estée Lauder, L’Oréal, Coty, Elizabeth Arden, Revlon, Clarins, LVMH, Sisley et bien d’autres. Mais elles s’appliquent aussi à collecter des dons. Dans mon entreprise précédente, des ventes de produits déréférencés (pour cause de changement de packaging ou de collections saisonnières) étaient régulièrement organisées, et l’ensemble des recettes allait à LGFB. Dans mon entreprise actuelle, il y a souvent des ateliers destinés à collecter des fonds : concours de pâtisserie, jeux, etc… On a même eu récemment la présidente de l’association ainsi qu’une bénéficiaire qui sont intervenues pour nous expliquer le fonctionnement de cette organisation et nous remercier de notre générosité en nous assurant que nous étions une des marques les plus généreuses – le même discours est-il tenu aux autres ?... voilà la question qu’en tant que cynique Française, je n’ai pu empêcher de me poser.

 

L’autre initiative dominante sur ce marché (appelons un chat, un chat) est Breast Cancer Awareness, destinée à lutter contre le cancer du sein et utilisant le ruban rose comme symbole. Chaque début d’octobre, c’est le branle-bas de combat : quantités de marques (de beauté mais pas seulement) lancent des produits plus ou moins roses pour se faire entendre, tout ou partie des ventes allant à l’association. Cette initiative est très fortement soutenue par les marques du groupe Estée Lauder (comme Aveda, Bobbi Brown, Clinique, Crème de la Mer etc) car la mythique fondatrice de cette multinationale était particulièrement sensible à cette cause.

Et c’est précisément cet évènement annuel qui m’a donné envie de vous parler de ce phénomène, et en particulier une double page de l’excellent hebdomadaire féminin gratuit Stylist. Chaque semaine, la première double page de ce magasine est une « style list » très attendue : les 30 produits (beauté, prêt-à-porter, maison…) qui font le buzz cette semaine. Mercredi dernier, cette liste était consacrée aux produits roses participant à l’opération Breast Cancer Awareness. Et là je me suis dit : quelle sacrée opération de comm’ ! Ca fait une jolie histoire et un joli produit que les attachées de presse peuvent envoyer aux rédactrices beauté (c’est texto ce qu’on disait d’un produit sur lequel j’ai travaillé dans mon entreprise précédente et qui –  bingo ! –  figure sur cette page), ça donne une bonne image, ça améliore la visibilité en point de vente… bref, cela permet aux marques, connues ou inconnues, de faire parler d’elles en bien et accessoirement de booster leurs ventes dans la période un peu creuse qui précède les achats de Noël.

 

Forcément, tout cela soulève plein de questions quant à l’authenticité et la motivation derrière ces démarches... Y participer n’est-il pas devenu, par la force des choses, quasi obligatoire ? Les marques qui jouent le jeu le font-elles plutôt pour des raisons honorables, ou tout simplement pour s’en mettre plein les poches et/ou se racheter une réputation au passage?

Evidemment, impossible d’apporter une réponse claire à ces questions, mais je serais curieuse de connaître votre avis. Que pensez-vous de ces initiatives ? Avez-vous envie d’acheter les produits mis en avant par Stylist ? Mais… parce qu’ils sont roses, parce qu’ils sont cités par ce magazine branché, et qu’ils vont devenir par conséquent des it-machins, ou bien parce que vous voulez faire une bonne action ? Enfin et surtout, le fait qu’une marque soutienne ce genre d’associations vous donne-t-il une meilleure image d’elle ?

lundi 27 septembre 2010

Lancement - Accessorize se lance dans le maquillage

De nouveau dans ma nouvelle rubrique « Actualités », c’est cette fois d’un lancement très attendu outre-Manche que je vais vous parler aujourd’hui : celui de la gamme de maquillage estampillée Accessorize.



Si vous ne connaissez pas encore Accessorize, quelques mots sur cette entreprise. Il s’agit d’une chaîne britannique d’accessoires née en 1984. Aujourd’hui, elle a une présence forte dans tout le Royaume-Uni, mais aussi à l’international avec notamment, en France, quelques magasins en propre ainsi que des corners dans des grands magasins. Plus mode que sa concurrente Claire’s, mais aussi plus chère et plus variée, Accessorize mise sur les talents d’une équipe de designers en interne qui réagit au quart de tour aux tendances. Cette créativité, assortie d’un grand nombre de références, fait d’Accessorize LE point de chute de toute jeune femme britannique souhaitant donner un peu de peps à sa tenue.



Et quand on va s’acheter un bracelet ou un foulard pour aller avec son nouveau manteau ou ses nouvelles chaussures, pourquoi ne pas s’offrir aussi un vernis ou un fard à paupières qui va avec ? C’est cette évidence - assortie du carton de TopShop avec sa ligne TopShop Make Up commercialisée depuis quelques mois - qui fait du lancement de la gamme de maquillage Accessorize un évènement attendu de pied ferme par la blogosphère britannique, renforcé par de jolies photos et des articles positifs dans la presse.

Côté distribution, on retrouvera cette ligne d’ici la fin du mois dans les boutiques Accessorize et sur leur site web bien sûr, mais également chez Superdrug, l’ami des p’tites Anglaises fanas de maquillage flashy et pas cher – de 3 à 10 livres.

Autre particularité : outre un catalogue XXL (plus de 150 références, toutes catégories sauf teint), la marque propose une segmentation par thèmes plutôt que par types de produits. Ainsi, on pourra choisir entre With Love (ligne phare - photo ci-dessous), Exotic Bright (esprit Bollywood), Rock Star (pour un look haut en couleur), Illusion (textures nacrées / irisées) et Je T'aime (esprit "parisien" avec des couleurs classiques et des pastels) – les teintes mais aussi les packagings varient en fonction de ces thèmes complémentaires.



Bien évidemment, dès que j’aurai l’occasion de tester je viendrai vous raconter tout ça dans un billet dédié... En attendant, que pensez-vous de ce concept ? Vous inspire-t-il confiance ? Aimeriez-vous voir cette gamme arriver dans les boutiques et corners français d’Accessorize ? Ou ces produits vous semblent-ils mieux correspondre aux goûts des Anglaises ?

lundi 20 septembre 2010

News - The Perfume Diaries

Ce nouveau billet est l’occasion pour moi d’inaugurer une nouvelle rubrique sur ce blog : « Actualités ». Avec des articles plus courts qu’à l’accoutumée, mais aussi plus fréquents, je profiterai de cet espace pour vous faire part de lancements qui ont attiré mon attention ou encore d’évènements intéressants, tous bien entendu liés à l’actualité de l’univers de la cosmétique et de la pafumerie outre-Manche.

Pour commencer en beauté j’aimerais vous parler d’une exposition exceptionnelle organisée par le grand magasin Harrods : The Perfume Diaries.





Comme toute création et production humaine, la parfumerie est influencée par les époques et les évènements. Cette exposition nous plonge dans un voyage chronologique, du 19ème siècle à nos jours, et retrace les évolutions de la parfumerie en les mettant en perspective avec les grands évènements historiques et les tendances sociologiques.

De l’Eau de Cologne Impériale de Guerlain créée en 1830 et utilisée par l’impératrice Eugénie, en passant par l’avènement des aldéhydés avec Chanel n°5, jusqu’à la révolution des parfums mixtes ou au phénomène des parfums de stars, The Perfume Diaries met parfaitement en lumière l’influence déterminante du monde qui l’entoure sur le parfumeur et son travail, mais aussi sur les flacons et publicités de parfums.

Bien qu’ayant suivi, lors de mon Master, un cours passionnant d’histoire de la parfumerie avec la l’historienne Elisabeth de Feydeau (dont je vous conseille le blog très intéressant), j’ai certes retrouvé pas mal de choses qui ont rafraîchi ma mémoire, mais j'ai été ravie d'apprendre aussi énormément! Car ce cours ayant été principalement axé sur la parfumerie française, n’oublions pas que, si cet art est souvent associé à Paris, nous n’en avons pas le monopole.
Ainsi j’ai apprécié découvrir des histoires passionnantes sur les premières créations d’Estée Lauder en 1953, la rupture amorcée par Revlon avec Charlie en 1973, l’influence de CKone en 1994, l’explosion des parfums de star avec les blockbusters siglés Jennifer Lopez ou Sarah Jessica Parker. Le niveau de détail sur les maisons de parfumerie anglaises (Floris, Penhaligon’s, Grossmith) aussi, m’a réjouie.



Cette chronologie est aussi l’occasion de remettre sous le feu des projecteurs des maisons disparues ou devenues plus confidentielles, mais qui ont pourtant marqué l’histoire du parfum grâce à des créations sublimes et différentes : c’est ainsi le cas de Worth, dont le parfum Je Reviens devint tout un symbole pendant la 2ème guerre mondiale où les soldats l’offraient à leurs compagnes ; de Robert Piguet dont les sophistiqués Fracas ou Visa sont restés dans les annales de la parfumerie ; ou encore de Lubin, maison préférée de Marie-Thérèse de France, fille rescapée de Marie-Antoinette…











En bonus : une ribambelle de très anciens flacons Guerlain (Roja Dove, créateur de l’exposition et expert en parfum vénéré en Angleterre, a été formé chez eux), des parfums à sentir pour chaque époque, quelques éléments plus techniques et captivants expliquant la création d’un parfum ou l'intérêt et la beauté des matières synthétiques...



Bref, si vous êtes sur Londres d’ici le 2 octobre 2010, aucune raison de manquer cette exposition gratuite au 4ème étage de Harrods !

lundi 13 septembre 2010

Du nouveau chez Liz Earle

Si vous suivez mes découvertes beauté britanniques, vous connaissez sans doute déjà Liz Earle, marque de soin basée sur l’île de Wight et formulée à base de plantes. J’avais aimé la plupart des produits que la marque m’avait gracieusement envoyés, en particulier l’excellent Cleanse & Polish Hot Cloth Cleanser. J’ai eu la chance de recevoir d’autres produits. Parmi eux, quatre ont particulièrement retenu mon attention car ils marquent l’entrée de Liz Earle sur deux segments nouveaux pour cette marque : les solaires d’une part, et les capillaires d’autre part.



Comme vous le savez peut-être, il existe deux types de filtres solaires. D’un côté on a les filtres chimiques (les plus répandus) qui ont l’avantage de ne pas laisser de traces sur la peau, mais présentent l’inconvénient de pouvoir provoquer des allergies chez les sujets à peau sensible – et bien sûr, ils ne sont pas tip-top pour l’environnement.

De l’autre côté existent les filtres minéraux qui présentent l’avantage, pour les consommateurs intéressés, d’être naturels, mais ont l’inconvénient majeur de laisser des traces blanches car ils sont constitués de poudres opaques. Je ne détaillerai pas davantage car ce n’est pas le but de mon article, mais si vous voulez en savoir plus il existe des milliers de pages à ce sujet un peu partout sur le net.

Personnellement, je ne suis pas particulièrement adepte du naturel, y compris en matière de solaires. Je n’avais donc jamais utilisé de filtres minéraux auparavant, bien que j’ai testé certains produits de marques naturelles sur la main histoire de savoir de quoi il en retournait : c’est à du pâteux et de l’épais qu’on a à faire, laissez-moi vous prévenir !
Plutôt adepte de la facilité d’utilisation et du confort avec mes produits solaires, j’ai toutefois joyeusement emporté la nouvelle Mineral Sun Cream SPF20 de Liz Earle. Car il faut dire qu’avec ses textures plus soignées et ses parfums plus subtils que beaucoup de griffes naturelles, Liz Earle avait réussi le pari pas gagné d’avance de me réconcilier avec ce type de marques.


Eh bien laissez-moi vous dire que j’ai été assez déçue. Certes, le parfum d’orange douce est absolument divin et original, à mi-chemin entre la fleur d’oranger suave et l’orange tonifiante. Certes, la texture est meilleure que bien des crèmes solaires naturelles que j’ai rapidement testées jusqu’à présent. Certes, je n’ai pas du tout ressenti le besoin de remettre du produit suite à la première application. Mais celle-ci fut malheureusement un calvaire : répartir la crème sur ma peau a été difficile et pénible. Quant au rendu, il est assez inconfortable : ça colle un peu, et surtout on sent vraiment qu’on a quelque chose sur la peau. De plus, sous la douche, à moins de frotter très vigoureusement, impossible de tout faire partir. Pour couronner le tout, malgré son indice moyen (20), je n’ai quasiment pas bronzé pendant les trois premiers jours de mes vacances à Madère !

Oui, seulement trois – et encore, j’ai voulu abandonner après le premier jour, mais j’ai persévéré pour vous, lecteurs, haha ! – car j’en ai ensuite eu marre, et de l’application, et de l’effet sur ma peau, et de l’absence de bronzage. Je suis alors revenue à mon bon vieux spray Bioderma (toujours SPF 20) qui, bien qu’il ait nécessité plusieurs applications dans la journée, m’a redonné le sourire et m’a permis de bronzer !



Toujours sur le segment des solaires, Liz Earle rattrape le coup avec son après-soleil, le Sun Shade Botanical Aftersun Gel. Sur une base d’aloès, il contient de la lavande pour apaiser, du concombre pour rafraîchir ainsi que de la vitamine E naturelle destinée à contrebalancer les effets néfastes du soleil sur la peau. A l’application, le gel est très frais et aqueux, ce qui procure une sensation instantanée de soulagement. Mes petits coups de soleil ont été vite apaisés et ma peau n’a jamais pelé. Le produit se répartit super facilement et ne laisse pas la peau collante. Mais peut-être est-ce trop : car personnellement, j’aime quand mon après-soleil a une texture qui permet de masser un peu la peau, et qui la laisse satinée. Là, si vous avez déjà appliqué du gel d’aloès pur sur votre peau, sachez que vous aurez le même rendu avec cet après-soleil : un épiderme souple et hydraté, mais avec un fini totalement imperceptible au toucher. Peut-être serait-il judicieux de proposer 2 textures différentes

La senteur est fraîche et un peu piquante : parfaitement en accord avec les propriétés du produit, elle ne gênera pas ces Messieurs. Mais là encore, pour ce genre de produits j’aime plutôt les odeurs plus douces (monoï par exemple) ou clairement cosmétiques (légèrement fleuries)...
Bref, mon avis est donc plutôt mitigé sur ces solaires. Les fans de produits naturels vont sûrement adorer car Liz Earle est, sur ce segment comme sur les autres, fidèle à ses principes ; par ailleurs, ces deux nouveautés semblent clairement apporter un plus par rapport à d’autres produits naturels existants. Mais étant pour ma part un peu indifférente à cet argument, je m’attendais à bien mieux !

















Pour les capillaires en revanche, je vous préviens déjà : c’est une autre histoire… d’amoûûûûr !

Avant de vous parler des produits eux-mêmes, laissez-moi vous conter rapidement l’évènement au cours duquel je les ai reçus de la marque. Alors que pour les précédents, j’avais reçu des jolis paquets à la maison, cette fois j’ai été invitée à un évènement bloggeuses. Il s’agissait du premier du genre pour Liz Earle. Des sessions matinales étaient proposées en plus de celles en fin d’après-midi – étant prise par un dîner d’entreprise ce jour-là, j’ai décidé de participer à la toute première, à 9h du matin.



J’arrive un peu en avance au magasin principal de la marque situé à Sloane Square (Chelsea) et me rends compte que… je suis la seule bloggeuse présente ! Sur le coup j’étais un peu mal à l’aise mais Angela des Relations Presse ainsi que ses collègues m’ont vite mise dans une ambiance sympathique et informelle.

J’ai donc pu discuter à bâtons rompus avec les deux représentantes de la marque présentes ce jour-là. Elles ont toutes deux participé au développement de cette nouvelle gamme de capillaires, et l’une d’entre elles en était même la formulatrice. C’était tout bonnement passionnant et, tout en étant scientifique, le discours qui m’était fait était tout à fait compréhensible pour la non-chimiste que je suis.

J’avoue être restée sans voix quand la formulatrice m’a dit : « Dans votre billet, vous avez regretté que nous parlions de l’île de Wight mais n’utilisions pas d’ingrédients en provenant. Eh bien vous allez être contente car nous avons utilisé une plante originaire de cette île : le crambe maritime »...

...Mais ce n’est rien comparé à ce qui s’est produit une vingtaine de minutes après le début de notre discussion : Liz Earle herself a fait son apparition dans la boutique et est venue papoter avec moi ! Je devine bien que mes lecteurs de France ne voient pas bien où est l’évènement, mais sachez qu’en Angleterre cette marque connaît une croissance colossale, et vient d’être rachetée par le mastodonte américain Avon. Du coup, Liz Earle est actuellement une des personnalités les plus importantes sur la scène du skincare outre-Manche. Cela ne l’a pas empêchée d’être souriante, très abordable, simple et terre à terre. Elle était très soignée – j’ai notamment deviné un brushing tout frais – sans en faire trop : maquillage naturel, pas de lifting (du moins pas que j’ai remarqué), pas d’accoutrement cliché qu’on attendrait de la fondatrice et dirigeante d’une entreprise qui compte. Bref, j’ai vraiment apprécié cet évènement, qui a été un parfait avant-goût à la découverte des produits.


Cette gamme capillaire, qui a été créée suite aux demandes répétées de consommatrices fidèles mais a pris 6 ans à formuler tant Liz Earle voulait des produits parfaits, se compose de seulement 4 produits. Fidèle à son refus des sur-segmentations pas forcément justifiées, la marque propose un seul shampooing pour tout le monde (comme pour son nettoyant visage) mais 3 après-shampooings.

Le Botanical Shine Shampoo est à base de Vitamine E naturelle, d’aloès, de beurre de karité, et d’extraits de pomme et d’orange. Il ne contient ni Sodium Laureth Sulfate, ni silicones. Ses promesses sont simples : nettoyer sans agresser, protéger la couleur, apporter douceur et brillance à la fibre capillaire. Et le résultat est simple aussi : toutes les promesses sont tenues. J’ai testé ce shampooing dans différentes circonstances (cheveux sales, cheveux lavés la veille, après le sport, en revenant des vacances au soleil) et j’ai été parfaitement satisfaite. Le nettoyage est efficace, mais sans pour autant dessécher mon cuir chevelu et mes longueurs. Ma couleur n’a pas été détériorée et la brillance est bien là. C’est aussi au toucher que je sens la différence : mes cheveux sont tout légers, doux et soyeux. Bref, que du bonheur ! Pour couronner le tout, l’utilisation est rapide et agréable : une odeur légère aux agrumes, une mousse abondante (chose rare pour du naturel), pas besoin d’en mettre des tonnes, et un rinçage éclair.



Côté après-shampooing, j’ai demandé celui pour cheveux normaux. Il existe aussi une version pour cheveux secs, que la formulatrice m’a confirmée être bénéfique pour les cheveux crépus, mais aussi, chose étonnante, une version pour cheveux gras. Quand j’ai exprimé ma perplexité devant ce produit, on m’a fait tester les textures des formules pour cheveux gras et cheveux secs : elles sont très différentes, la première étant très légère, l’autre plutôt « doudou ». On m’a expliqué que même les personnes ayant le cuir chevelu gras ont besoin d’apporter de la douceur et de la nutrition à leurs longueurs, à condition de ne pas appliquer d’après-shampooing sur les racines évidemment. Je reste encore un peu sceptique, mais compte sur la compétence des vendeuses de la marque pour éduquer la clientèle et ça va être coton…

Mais revenons au Botanical Shine Conditioner for normal hair. Comme les deux autres Conditioners de la marque, il contient de l’huile de graines de yangu (arbre originaire d’Afrique, surnommé « châtaigner du Cap »), non grasse, qui nourrit la fibre, protège la couleur des méfaits du soleil et aide à discipliner les cheveux rebelles. Quant à son actif spécifique, l’huile de graine de limnanthe (une plante sauvage à fleurs blanches), elle a des propriétés rééquilibrantes et adoucissantes.

Sans silicone lui non plus, il est assez léger, pas gras du tout, tout en étant bien crémeux. Ma grande surprise a été son pouvoir démêlant déconcertant : je ne m’attendais pas du tout à cela d’un après-shampooing naturel. Facile à rincer, ce Conditioner a apporté beaucoup de souplesse à mes cheveux, leur offrant un toucher humecté (j’entends par là « cosmétique », avec un peu de texture qui vous fait sentir que les cheveux ont été « conditioned ») sans pour autant les alourdir. A mes boucles naturelles, le duo a apporté définition et légèreté. Quand je me lisse les cheveux avec mon ghd, j’ai apprécié la protection et la nutrition apportées par ces produits.



Pour résumer, je dirais que pour cette entrée sur deux segments nouveaux pour elle, Liz Earle nous a réservé de sacrées surprises... mauvaises et bonnes !

Côté solaire, elle nous a pondu des produits dans la veine de ce qui se fait sur le segment du naturel, avec des améliorations trop minimes à mon goût pour être en phase avec l’excellence de ses autres produits.

En revanche, côté capillaires, on comprend pourquoi la R&D a mis plusieurs années pour formuler ces petits bijoux : j’ai été ébahie par la qualité de ces produits qui font, je crois, partie des meilleurs que j’ai pu tester jusqu’à présent… une véritable pépite venant de la part d’une marque naturelle !

















Pratique

Mineral Sun Cream SPF20 : 18,50£ le tube de 150 ml, 6,50£ le format voyage (30 ml)
Sun Shade Botanical Aftersun Gel : 13£ le tube de 200 ml, 5,25£ le format voyage (30 ml)
Botanical Shine Shampoo & Botanical Shine Conditioners : 7,5£ le tube de 200 ml, 4£ le format voyage (50 ml)
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